Le Béninois Libéré
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Politique

Suite à notre article d’hier sur Confusion et soupçons de tricherie dans le cadre des prochaines élections : Le droit de réponse de la Céna

Hier, dans l’une de nos productions, nous avons évoqué certaines situations au niveau de la Commission électorale nationale autonome (Céna) à travers le titre : « Confusion et soupçons de tricherie dans le cadre des prochaines élections : LA CARTE D’IDENTITÉ BIOMÉTRIQUE BÉNINOISE NE SERAIT PAS FIABLE SELON LA CENA ».
Un article qui suscite un droit de réponse de la Céna pour apporter ses clarifications à travers ce courrier de BOSSOU Fidel A, CTJ CENA.

Lire ci-dessous l’intégralité de ce droit de réponse.

 Cotonou, le 06 octobre 2022.
  
 Le  CTJ /CENA
A Monsieur le Directeur du journal Le Béninois Libéré COTONOU
Objet : Droit de réponse 

Monsieur,

Dans votre parution du 06 octobre 2022, vous avez publié un article intitulé « Confusion et soupçons de tricherie dans le cadre des prochaines élections : La carte d’identité biométrique béninoise n’est pas fiable selon la CENA ». Dans cette publication, vous nous faites auteur de propos que nous n’avons jamais tenus.  En effet, vous affirmez, sans aucune réserve, que nous aurions dit que la carte d’identité biométrique n’est pas fiable comme l’atteste  le titre de votre article. D’ailleurs, dans le développement de votre article, en nous désignant, vous avez pu écrire : « le représentant du président Sacca Lafia a dit qu’on peut avoir la carte d’identité biométrique du Bénin sans être Béninois ». Aussi curieux que cela puisse paraître, vous avez recours au passé composé de l’indicatif, « le représentant… a dit… »  alors même que vous n’étiez pas dans la salle d’audience de la Cour constitutionnelle. Nous ne nous reconnaissons pas à travers ces déclarations. De toute évidence, le contenu de votre publication est un récit de faits erronés et d’assertions mensongères gravement préjudiciables à la réputation de l’institution que nous représentons ainsi qu’à notre propre honneur en violation de la déontologie et de l’éthique des métiers de médias et du code l’information et de la communication.

Pour rappel, Monsieur Omonladé H. S. Jacques AYADJI, Président du parti politique MOELE BENIN, a saisi la Cour constitutionnelle  le 20 septembre 2022 par un recours  pour lui demander de prononcer l’inconstitutionnalité de la Décision Année 2022/n°060/CENA/PT/RAP/DGE/SP du 15 juillet 2022 portant indication des pièces constitutives du dossier de  candidature aux élections des membres de l’Assemblée Nationale de 2023 et une lettre n°169/CENA/PT/RAP/DGE/SP du 15 juillet 2022.

Au cours des débats qui ont eu lieu à l’audience de la Cour constitutionnelle ce jeudi  6 octobre 2022, Monsieur AYADJI soutient qu’on ne peut pas demander aux citoyens candidats, à la fois, la « carte nationale d’identité » et « le certificat de nationalité », car selon lui, dès qu’un individu possède la carte nationale d’identité, c’est que forcément, il est de nationalité béninoise. Remarquez qu’il parle de « carte nationale d’identité ». A cela  nous avons répondu que lorsqu’une administration demande des pièces ayant en apparence les mêmes finalités, c’est pour faire un contrôle croisé et s’assurer qu’elle est à l’abri de surprises désagréables. Selon Monsieur AYADJI, l’exigence de certaines pièces ayant en apparence la même finalité n’était pas pertinente : il a même proposé dans son recours une liste purgée de pièces « pertinentes » et voulait que la Haute juridiction enjoigne à la CENA de s’en tenir à la liste qu’il propose. A cela, nous lui avons répondu que ces pièces étant prévues par le code électoral, il n’appartenait pas à la CENA de juger de leur pertinence ou non. En somme, nous n’avons jamais exprimé de doute sur la fiabilité de la carte d’identité biométrique qui vient, d’ailleurs, en tête de liste des pièces citées à l’article 1.B de la Décision déférée à l’appréciation de la Cour constitutionnelle.

De ce qui précède, il est clair que votre publication, en occultant la vérité des faits, viole les dispositions relatives aux obligations professionnelles des journalistes et des organes de presse telles qu’elles résultent de la loi n°2015-07 du 20 mars 2015 portant Code de l’information et de la communication en République du Bénin et celles du code de la déontologie et de l’éthique  dans les médias. Il s’agit, en l’espèce, de manquements graves eu égard à l’importance et à la sensibilité des missions qui incombent à la Commission électorale nationale autonome. C’est pourquoi nous tenons à rectifier les assertions contenues dans votre publication conformément à notre droit de réponse tel qu’il résulte des articles 123 et suivants de la loi n°2015-07 précitée et 3 du code de la déontologie et de l’éthique  dans les médias.

Enfin, nous rappelons que la Cour constitutionnelle ayant conclu que la CENA n’a fait qu’appliquer les dispositions du code électoral et que, par conséquent, la Décision querellée est en parfaite conformité avec le code électoral et  la Constitution de la République du Bénin, pour nous le débat sur ce sujet est clos.

Nous vous prions de publier notre droit de réponse en l’état!

AFIDE BOSSOU.

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