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Société

SOMMET DES ECONOMIES AFRICAINES A PARIS : L’économie post-Covid et la dette africaine au menu

Le président français Emmanuel Macron a reçu hier mardi à Paris une quinzaine de dirigeants africains, plusieurs hauts responsables européens ainsi qu’une dizaine de représentants d’organisations internationales pour un sommet sur la relance de l’économie en Afrique.

 Parmi les pays représentés en présentiel figurent l’Angola, le Bénin, le Burkina Faso, la République démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, le Mali, la Mauritanie, le Mozambique, le Nigeria, le Rwanda, le Sénégal, le Soudan, le Togo et la Tunisie et, du côté européen, l’Italie, l’Espagne et le Portugal, ainsi que l’UE.

En visioconférence, les Pays-Bas, l’Allemagne, le Japon, le Kenya, la Tanzanie et l’Afrique du Sud. L’ONU, le FMI, l’OCDE (Organisation pour la coopération et le développement économiques), l’OMC (Organisation mondiale du commerce), la Banque mondiale et plusieurs banques publiques internationales  qui été ont conviées. L’objectif du sommet est de mettre en place des moyens financiers capables de relancer l’économie de ce continent, qui a connu moins de 200.000 morts du Covid, selon les chiffres officiels, mais dont le PIB devrait connaître en 2021 sa première récession en vingt-cinq ans, avec un recul de 2,1 %.

Après les débats et autres discussions sur les sujets au menu, il est revenu que « Nous, les dirigeants participant au sommet, en présence d’organisations internationales, avons la responsabilité d’agir ensemble et de combattre la grande divergence qui est en train d’apparaître entre les pays et au sein de chaque pays », écrivent-ils dans leur communiqué final.

Il a été décidé une accélération de la campagne vaccinale contre le COVID-19 et davantage de marges de manœuvre budgétaire pour les pays du continent africain. Toujours dans le communiqué final, le Fonds monétaire international (FMI) estime que jusqu’à 285 milliards de dollars (233,3 milliards d’euros) de financements supplémentaires sur la période 2021-2025 seront nécessaires aux pays africains, pour renforcer la réponse apportée à la pandémie. Les participants au sommet envisagent une réponse en deux étapes: répondre aux besoins de financement immédiats et renforcer le secteur privé.

 Emmanuel Macron a formulé le vœu que le montant de 34 milliards de dollars de réserves allouées à l’Afrique passe à 100 milliards de dollars sur 650 milliards de dollars. Il a également  plaidé pour des transferts de technologie et la levée des contraintes en termes de propriété intellectuelle ou de financement pour produire des vaccins contre le COVID en Afrique afin que 40% des Africains soient vaccinés d’ici la fin de 2021.

Par ce que le continent fera face à un déficit de près de 300 milliards de dollars d’ici fin 2023, et que 39 millions de personnes pourraient tomber sous le seuil de pauvreté cette année, de nombreux pays africains étant sous la menace d’un surendettement en raison de la pandémie selon la banque africaine de développement, Emmanuel Macron, propose un « New Deal » qui consiste à l’annulation de la dette de certains pays surendettés afin d’apporter au continent une bouffée d’air frais .

Arnaud KOUMONDJI

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