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Politique

Si le président Talon est sincère dans son désir de travailler avec l’opposition : IL DOIT DEMANDER AU BR DE COMPOSER AVEC LD

(Il aura le mérite de régler plusieurs problèmes)

Avec ses 28 députés, en dehors d’avoir son propre groupe parlementaire, l’opposition n’aura rien et ne fera rien au parlement. Pour exister, il faut qu’elle entre au moins dans l’exécutif du parlement.

Le parti Up Le Renouveau fort de ses 53 députés, ne concedera rien au Br s’il s’alliait à lui. Cette boulimie est depuis 2019, dans l’Adn de l’Up Le Renouveau. Ainqi, comme en 2019, les hommes de Abdoulaye Bio Tchané n’auront rien en s’alliant à ceux du professeur Djogbénou.

De l’autre côté, la présidence de la République étant dans les mains de Patrice Talon, ressortissant de la partie australe du pays, même si ce n’est pas inscrit dans notre constitution, maintenant que c’est évident que la fissure entre le Nord et le Sud est béante, il faut que le perchoir revienne à un fils du Septentrion.

Avec LD, le Br pourrait s’offrir sans l’Up Le Renouveau, ce perchoir quitte à laisser la vice-présidence à LD ainsi qu’ils vont se partager les autres postes de l’exécutif parlementaire.

L’avantage d’une telle manœuvre est que, non seulement le président aura accédé à la soif de tout le Septentrion de s’adjuger le perchoir, mais il aura montré aussi sa disponibilité à associer l’opposition à la gestion du parlement pour cette symbiose à laquelle aspire son peuple.

Bien évidemment, ce ne serait pas l’avis des faucons au géant bec qui entourent le président Talon. Eux dont le penchant suprémaciste du Sud sur le Nord, n’est plus à démontrer. Car selon eux, l’ Up Le Renouveau a plus de députés, donc mérite d’organiser le parlement à sa guise.

Mais une réalité plus qu’évidente, les fins de mandats ont toujours ce vilain goût d’être plus difficile pour le président sortant. Donc, Appolo Tout-puissant doit comprendre que chaque jour qui l’approche de la fin de son mandat vaut une plume qui chute de son jadis beau plumage.

Ainsi, pour ne pas finir en  » Gogoligo » ( en langue Fon), plumé et dévêtu, il vaut pour lui de paraître conciliant et paternel. Les fins restent les pires ennemis des hommes très très forts.

Aboubakar TAKOU

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