Le Béninois Libéré
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Société

Se sentant totalement abandonnées par l’Etat, le président de la République : LES VICTIMES DE LA MAFIA DOMANIALE VEULENT CRÉER UNE ASSOCIATION DONT PERSONNE NE POURRA MAITRISER LES AGISSEMENTS

C’est comme ceci que naissent ailleurs des milices. Et l’Etat béninois, le président de la République Patrice Talon doit éviter que le Bénin tombe dans ce piège.

Car lorsque que l’injustice devient la norme, quand les criminels forts de leur pouvoir d’argent récoltés de la brimade des plus pauvres à qui ils arrachent leur biens en toute impunité avec la complicité d’une Justice qu’ils maîtrisent et qui est prête à faire leur volonté, les victimes n’ont de recours que se rendre elles-mêmes Justice.

Il suffit juste qu’elles découvrent le graal de l’Union, et decident de se retrouver dans un creuset national. Et c’est ce qui se prépare actuellement d’après certaines informations parvenues à notre rédaction.

Fatiguées de subir la honte de voir leurs bourreaux sortir de leurs efforts de les amener devant la justice béninoise comme si celle-ci était devenue sous le nez et la barbe de la Rupture, un pressing qui les blanchit, les milliers d’ expropriés de leurs maison, parcelle et domaine, ont fini par décider de se fondre dans un cadre commun où ils discuteront des moyens à inventer face au sort qui leur est fait par la bande à Fifando, Viahoudé, le Suprem Planurba et précédemment Alonomba et toute leur clique.

Car ces expropriés ont récemment vécu les larmes aux yeux comment Fifando Franck et Daniel Viahoudé les ont nargués après leur brillante sortie des liens de la justice qu’ils disent maîtriser de la tête aux pieds parce que disposant du pouvoir de la Générosité. Ils avaient cru en la justice de leur pays en sortant pour se défendre, des montagnes de preuves attestant le mode opératoire des criminels de la mafia foncière dont ils sont les victimes. Mais en lieu et place d’un droit dit en leur faveur, cela a été un camouflet puisque les riches ont fini par mettre la justice de leur côté pour les renvoyer à leur sort d’enfants pauvres de pays qui n’auront toujours que leurs yeux pour pleurer tout en avalant comme des couleuvres les unes plus grosses que les autres les ignominies dont ils sont victimes de la part de ceux qui ont le logiciel de la fraude.

Face donc à cette injustice, cette situation dont aucune autorité de la Rupture ne semble guère se préoccuper, ces victimes ont décidé de créer une Association des victimes de la mafia foncière du Bénin.

À imaginer leur nombre sur la base des milliers de terrains arrachés, ce qui a pour conséquence des milliers de familles mises à la rue, cette association en gestation pourra compter plus de 15000 adhérents. Une force électorale contre le pouvoir en place au mieux et au pire, une force qui finira par se surprendre de se transformer en une puissante machine de règlements de comptes.

Car tout contexte de non justice ou d’absence de justice fait le lit à l’auto-justice, laquelle renforce les muscles d’une vindicte populaire dont les boutons déclencheurs sont en fait aux mains du groupement des déçus de la justice et de l’Etat.

On sait toujours quand et comment ça commence mais personne ne sait comment ces sentiments de revoltes et justice populaire se manifestent ou se terminent.

Les criminels et leurs complices ne seront plus en sécurité. Si la justice est anonyme, les magistrats qui rendent lesdites décisions contre les victimes au profit de leurs bourreaux, ont un nom et vivent dans le peuple. L’Etat qui a le devoir de protéger ses commis de la justice est bougrement interpellé. La meilleure protection à donner aux acteurs de la justice et dans une certaine mesure aux présumés criminels qui ont aujourd’hui le vent en poupe dans les combines pour truander les populations dans les affaires domaniales, se résume à rendre la vraie justice aux victimes.

Elles sont nombreuses et ont tout perdu aujourd’hui dans un pays qui ne leur a pas accordé la moindre chance de recouvrer leur bien arraché par quelques jeunes qui ont compris les failles du système et en ont profité sans modération pour les jeter dans ce précipice.

Pour des pères de familles qui hésitent entre se donner simplement la mort ou tenter de militer dans une Association pour se donner les moyens de se défendre, il n’y a rien de plus dangereux. Il n’est pire eau que l’eau qui dort, dit-on. Ces visages candides remplis de larmes et destinés à pleurer leur sort, pourraient cacher de redoutables guerriers d’une fatwa sanglante contre leurs bourreaux et tous ceux qui leur prêtent main forte contre eux.

Il vaut mieux prévenir que guérir. Cette affaire d’impunité totale dans la mafia foncière est une des plus grosses menaces que personne ne veut voir mais qui va secouer la République dans les jours à venir. Le président Talon et son gouvernement auront été avertis.

Aboubakar TAKOU

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