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Chronique

Sachant très bien l’objectif visé par mon petit frère : Mon mot très fraternel à Vital Panou

À toi mon frère Vital,

C’est ton droit. La plateforme Facebook nous en donne l’opportunité de partager à loisir, les écrits des autres parce que relevant de la propriété du réseau social de Mark Zuckerberg. Mais comme au Bénin, on ne fait rien sans rien et surtout que toi et moi ne sommes même pas amis, je me suis étonné de voir que tu as publié un article de moi, vieux de 05 ans.

En suivant les commentaires des uns et des autres, j’ai pu vite me rendre compte de l’intention cachée derrière cette résurrection que tu donnes à ma publication. Mais si l’objectif est de me mettre en mauvaise posture avec  le régime en place, je le trouve un peu bête. Mais je te comprends. La grosseur ou l’immensité dans la forme ne fait pas l’âge encore moins la sagesse.

C’est peut-être ton jeune âge qui te pousse dans ces types de considérations. Je dois être, j’en suis sûr, ton aîné. Tu as toujours ce malin plaisir de vouloir offrir les autres au tribunal de l’hypocrisie. Tu l’as fait récemment avec notre aîné Bertin Koovi.

À première vue, on croirait que tu es contre lui parce qu’il a décidé de se donner corps et âme à Talon. Mais là, tu es malhonnête. Tu n’as jamais été contre le régime Talon. Tu fais plutôt des prestations pour ceux d’entre nos frères exilés dont la bourse peut te permettre de conserver ton surpoids. Puisque toutes les fois que le ministère des finances du Bénin a bien voulu t’associer à une opération de communication,  tu t’en es toujours donné à cœur joie rivalisant même avec nous autres appelés Klébés, de génie pour mériter ton paiement.

Chez nous, cela peut se comprendre qu’on soit devenu des Klébés au service du gouvernement Talon. Mais nous au moins avons l’excuse d’être des chefs d’entreprise de presse employant des cadres béninois à qui nous payons un salaire.

Nous payons aussi des impôts au titre de nos entreprises. Et nous sommes détenteurs d’une carte de presse qui nous confère même si nous sommes des nuls, le titre de journaliste. Ce n’est pas le cas chez toi qui, profitant de la tribune mondiale, as créé ce que j’appelle ‘’Gombo pour manger’’. C’est ton droit le plus absolu mais, il faut avoir l’honnêteté de reconnaître aux autres qui ont des charges et qui gèrent des entreprises de presse à vocation commerciale, le droit de faire de la communication politique.

Nous ne sommes pas des vendus. Nous sommes des entrepreneurs légalement reconnus. Ce qui n’est pas ton cas. Les mauvaises langues vont t’appeler chômeur qui refuse de l’assumer et qui refuse aussi par malhonnêteté de reconnaître que ta page bien différente de celle des autres activistes, est montée pour te permettre de ne pas mourir de faim et surtout pour ne pas maigrir et flotter après dans tes gros costumes.

Moi l’imbécile heureux que tu croyais ridiculiser aujourd’hui sur ta page, pourrais te dire que l’article que tu as ramené avait été écrit quand je ne croyais pas du tout en la capacité de Patrice Talon de révéler le Bénin. Mais je ne vais pas me réfugier derrière mon pouce pour raconter des cours. J’étais plutôt opposé à l’homme et son régime par sentiment. J’aimais en effet, trop les adversaires politiques du président Talon , Ajavon en premier. Mais aujourd’hui, je puis te dire à la lumière de ce qui m’a convaincu dans le style de l’homme, que je ne suis même plus un Rupturien. Je suis la Rupture elle-même.

Moi je ne triche pas avec ma conscience. Ma plume est aujourd’hui destinée à la Rupture et son chef. Je ne viens pas prester comme toi au gré de mes petits intérêts inavoués. J’assume les succès et les erreurs de ce régime. Je suis un journaliste d’engagement.

Si ça peut te convaincre, mon petit frère, c’est bien. Mais si par mauvaise pensée tu refuses de l’admettre, sache que je ne mets pas  plus de 20 mn pour écrire un post. C’est la particularité de l’inculte, du nul que je suis.  Et ce don peut être consacré à toi, toutes les 30 mn. C’est mon quotidien.

Merci à toi, mon jeune frère.

Cordialement ton fofo, Aboubakar TAKOU.

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