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Politique Takou

Restitution par Paris à Paris d’œuvres volées à son propriétaire : Talon, le bandit qu’il fallait à la France

Les échanges entre le Nord et le Sud, l’Europe et l’Afrique, n’ont jamais été équitables. Ce fut de tout le temps, un jeu de banditisme, de charlatanisme parfois élégant pour toujours permettre à ces échanges de conserver leur couleur d’origine et inoxydable au temps.

Le  » laisser le temps au temps  » du célèbre président français, François Mitterrand lui-même, n’y pouvait rien. Mais c’était sans compter qu’il viendra un jour, en Afrique, un Robin des Bois pour venir rétablir cet équilibre tant attendu et tant souhaité.

Ainsi, aussitôt accédé au pouvoir en 2016 au Bénin, Robin des Bois, s’éloignant de la mode, de la tradition comme un Robinson Crusoé, trouvera dans le lointain souvenir de ses ancêtres, l’énergie ô combien divine pour réclamer la Restitution de ce qu’on avait chipé à ses parents.

Tâche d’Hercule, le voleur comptant sur sa ruse, savait très bien que le côté hellène de la science du protocole pouvant aboutir à une Restitution n’étant pas émotive, n’était pas non plus Nègre. Et que Talon allait se noyer avec le temps, dans les flots du temps. Mais il ne savait pas qu’il parlait de Patrice Talon.

Puis vint ce jour de Restitution. À Paris sur le perron de l’Élysée, Macron est, comme l’exige la tradition, toujours français : se féliciter du peu pour croire avoir réussi l’impossible, le plus grand. Il s’attendait à la norme de reconnaissance de l’esclave qui recouvre sa liberté. Mais ne sachant plus où aller dans un univers sombre sans issue, se noie en gratitude jusqu’à demander à son maître de le contenter plutôt d’une libération nominale.

Mais à sa grande surprise, l’ogre béninois insatisfait, révèle son côté conquérant dahoméen. Il félicite Macron mais demande plus. Il exige le retour immédiat du dieu Gou et de la tablette du Fâ qui donnait jadis à son ancêtre Guèdègbé son statut de Bokonon de Dada.

Il fallait être Patrice Talon pour être si décomplexé devant un président français. Il fallait être ce bandit pour extorquer au grand voleur ce qu’il croyait vous avoir pris pour l’éternité de son droit personnel et consacré de vous voler parce que votre destin est celui de l’esclave.

Bravo Talon, le Dahoméen d’origine gauloise mais Béninois de sang et de la tête aux pieds.

Aboubakar Takou

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