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Politique

Rage latente de dauphinat pour 2026 : QUI EST LE SUCCESSEUR DÉSIGNÉ DE TALON ?

À environ 3 ans de la fin du deuxième mandat du président Talon, ceux qui ont des oreilles de chauve-souris pour capter les ultrasons politiques savent très bien que les vacarmes pour la lutte de la succession, ont déjà commencé.

Mais qui cache en lui les espoirs du survivant ou successeur désigné du président Talon dans ce lot d’ambitieux, de prétentieux et de méritants ?

Pour rappel, retenons que le survivant désigné est une invention américaine qui veut que le président en exercice venu au pouvoir en ticket avec son colistier, désigne un proche dont il confie le nom aux services secrets et aux ayant-droits à l’insu du veinard lui-même pour être celui qui prendra les rênes du pouvoir au cas où le président et son vice-président venaient à quitter ce monde ensemble au cours du mandat.

Même si nous ne sommes pas dans l’hypothèse d’une disparition de président Talon et sa vice-présidente, la rage qui se profile à l’horizon pour la succession, pourrait bien obliger Patrice Talon à la désignation par lui et pour sa propre gouverne, d’un survivant ou successeur désigné pour faire simple.

Comme aux États-Unis où le veinard n’a aucunement idée qu’il est le bénéficiaire du graal, il se peut que le président Talon ait bien son idée sur l’un des hommes du pouvoir ci-dessous.

En premier, Olivier Boko. Ami très proche du président avec qui ils ont rêvé du miracle de 2016 et qui reste depuis 06 ans dans le cœur du président malgré l’usure du pouvoir, monsieur Boko que ses amis appellent Oscar Bravo pour le cacher au public, a bien des chances pour être couvé dans l’œuf bien gardé du survivant désigné.

Johannes Dagnon : L’homme de tous les dossiers mais homme de l’ombre aux manettes du pouvoir, cousin et homme de confiance du président Talon, il semble incarner le mieux, la texture de ce monsieur préparé dans l’ombre et dans une discrétion suffisamment opaque, pour être le survivant désigné. Il est la tête et en même temps les bras des réformes et réussites du système en place. Mais c’est dans le même temps l’homme qu’on ne connaît que de nom et dont on entend le nom que très rarement. Cela peut bien cacher une bonne intention.

Joseph Djogbénou : Parfait survivant désigné quand on connaît la minutie dans laquelle évolue le président Talon pour être à la limite l’homme qui sait seul où il va et où il nous amène, ce n’est pas exclu que la nomination de ce juriste de haut niveau à la Cour constitutionnelle, cache bien un dauphinat qui ne dit pas son nom. Plus politique que les précédents, l’actuel président de la Cour constitutionnelle cumule à lui seul le double avantage d’homme de confiance, des réformes et de l’esprit du système partisan, le principal rêve du président Talon.

Le fait de l’éloigner temporairement de la politique pour la cour constitutionnelle pourrait bien cacher la clé de désignation du très discret Patrice Talon.

Romuald Wadagni : Complice de l’actuel président dans le génie du financement des ambitions de la Rupture à travers le premier et le deuxième PAG, l’actuel argentier national apparaît comme le fils spirituel du président Talon. C’est à croire au vu de ses nombreuses charges dans le gouvernement que le président le met gravement à l’épreuve de la gestion pour voir s’il a finalement des limites. Mais le petit génie continue d’émerveiller son maître comme un puits de ressources intellectuelles et managériales inépuisables. Il peut bien cacher ce survivant désigné de Patrice Talon.

Mariam Chabi Talata : Inattendue au sommet par les érudits de la chose politique nationale, elle a quand même réussi à forcer sans aucune qualité, l’admiration du président Talon pour être bombardée première vice-présidente de l’Assemblée nationale puis curieusement, colistière du président de la république à la dernière élection.

Il n’est pire eau que l’eau qui dort, dit-on. Mais pour le moment madame Chabi Talata présente bien le visage du parfait béni-oui-oui qui peut s’adjuger le graal dans des situations où les mâles dominants du troupeau manqueraient de sagesse pour organiser la succession au goût de l’actuel président.

Louis Vlavonou: Veinard des veinards qui n’était pas non plus attendu à la présidence de l’Assemblée nationale mais l’assume fièrement et modestement au firmament des rêves du président Talon, Vlavonou a lui aussi assez de chance d’occuper une place de choix dans le cœur du président dans cette quête difficile de dauphin. Il a l’art et la sagesse de diriger au goût de l’élégant Patrice Talon. Qui a réussi à bien gérer le temple de la politique béninoise, a sans doute des aptitudes avancées pour gérer ce pays.

Éric Houndété : Probable choix du compromis. Il se peut bien que le président Talon pour survivre à sa façon de gérer durement le pouvoir, veuille mettre un coup de frein moteur au rêve de succession des membres de sa galaxie pour se frayer un chemin de paix pour lui et sa famille après 2026. La realpolitik dans ces cas de figure, oblige certains dirigeants à négocier avec l’adversaire : choisir le moindre mal au milieu de la meute qui souhaite sa perte. Éric Houndété présente bien à ce jour, cette carte. Il n’est pas d’accord avec les adversaires impénitents du président Talon mais réussit à cohabiter avec eux dans le seul souci de s’adjuger le graal présidentiel. Il a toute la gueule d’un survivant désigné du compromis.

Lionel Zinsou : Très en avance dans le cœur de Talon dans cette realpolitik du survivant désigné du compromis, Lionel Zinsou avec son retour spectaculaire dans l’estime de Talon et la réaction de son jeune frère, le docteur Komi Koutché, porte bien le sabot d’une solution de compromis. Seulement que pour cela, il va falloir opérer une petite chirurgie au niveau de la constitution pour  permettre à sa grande taille en âge de s’arcbouter dans les limites exigées pour être candidat.

Mais cet exercice chirurgical va ramener sur le tapis,  le nom et va accroître les chances du parfait survivant désigné, son fidèle et soumis au président Talon dans la sincérité et dans la loyauté, l’actuel ministre d’État, Abdoulaye Bio Tchané.

Pascal Irénée Koupaki : Partout où sonne le nom de Abdoulaye Bio Tchané, sans lui venir politiquement à la cheville, les vieilles rivalités de la Bceao font croire à Koupaki qu’il a aussi sa place là. Dans ce cas de figure, comme une gousse d’ail, incrustée dans un quartier de mandarine, Koupaki pleurera toutes les larmes de son corps pour revendiquer la place de survivant désigné.  

Aboubakar TAKOU

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