Société

Prostitution au Bénin : Promoteurs des maisons de tolérance, de vrais profiteurs de la  »filière »

A première vue, on peut penser que ce sont les belles de nuit qui tirent grand profit de leur activité. Mais plus qu’une simple activité lucrative de jambe en l’air, le commerce de sexe est une véritable filière qui nourrit plusieurs personnes.

Si les belles de nuit arrivent à gagner leur pain quotidien et des fois de quoi s’entretenir pour le bonheur de leurs clients, ceux qui jouissent pleinement de ce secteur sont les promoteurs des maisons de tolérance. En effet, pour des raisons de sécurité, ces travailleuses de sexe comme on les appelle préfèrent toujours un lieu fixe. Une maison située aux abords d’une voie fréquentée où il y a assez de coins chauds. Alors qu’ils ne payent ni taxe comme les promoteurs d’hôtels, les propriétaires de ces maisons font de gros chiffres d’affaires.

A Parakou où la location d’une chambre trois  pièces ordinaire tourne  autour de 20 mille francs CFA par mois, la même chambre avec les mêmes caractéristiques peut rapporter plus de 250 mille francs CFA à son propriétaire si ce dernier en faisait une maison de tolérance. En effet, dans ce secteur le bail est journalier et ne prend en compte que chacune des pièces du bâtiment.

Pendant qu’elles exposent leurs corps, qu’elles souffrent pour supporter des fois les caprices de certains clients indélicats, ces promoteurs attendent tranquillement dans leur lit pour gagner leurs pains garnis à la sueur des cuisses de leurs  » locataires ».

Le coût varie entre 4 et 7 mille francs CFA. L’activité ne se menant que la nuit, entre 19 heures et 5 heures du matin, ces promoteurs se tapent leur fortune des fois pour le malheur de leurs locataires d’occasion qui peut-être n’ont pas eu suffisamment de clients pouvant leur permettre de payer leur nuitée.

Approchée une de ces filles confie que rien que pour avoir l’argent pour payer, il lui arrive de casser le prix de sa prestation à partir de certaines heures. Pendant qu’elles exposent leurs corps, qu’elles souffrent pour supporter des fois les caprices de certains clients indélicats, ces promoteurs attendent tranquillement dans leur lit pour gagner leurs pains garnis à la sueur des cuisses de leurs  » locataires ».

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Akkilou YACOUBOU

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