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Chronique Takou

Premier pas vers la paix nationale : Bravo aux Talon et Yayi enfants

C’est très bien d’avoir des enfants. Car il vaut mieux avoir un enfant que de faire un enfant. J’avais écrit ici, que le président Yayi avait fait des enfants et n’en avait malheureusement pas. Je ne disais pas que ses enfants n’étaient pas de lui. Mais plutôt qu’il ne les écoutait guère. Et ma prière était que la famille Talon ne vive pas cette même situation.

Car en politique la cellule familiale classique est et reste la seule entité où vous pouvez encore compter de vrais amis. Tous les autres sont des opportunistes qui vont vous tourner le dos aux moindres changements.

Les exemples sont là palpables que ni Yayi ni Talon n’ont en fait d’ami. C’est aujourd’hui parce le président Talon est dans l’exercice du pouvoir que le grand mirage devant lui, lui fait croire qu’il a un monde derrière lui et pour lui.

Je suis content que le président Yayi m’ait fait mentir dans mon écrit quand il a compris qu’il lui fallait avoir des enfants et non en faire. Car, c’est en écoutant Rachelle, Chabi qu’il a pris le bon chemin de sa quiétude et de la paix dans notre pays.

Occasion pour moi de féliciter Karelle et Lionel qui ont aussi compris que tôt ou tard, nous tous allons lâcher Patrice Talon pour un autre dès qu’il va quitter le fauteuil qu’il occupe aujourd’hui.

On n’a d’amis que ses propres enfants disais-je. Je vais faire une confidence ici pour étayer cette évidence de la beauté des liens de filiation. Un jour où il m’a été donné de parler avec le président Talon, je lui suggérais de nommer Chabi dans son gouvernement. Je puis vous dire que le président était preneur juste à entendre sa réponse : Chabi est mon fils. C’est l’ami de Lionel et il venait même dormir ici, chez moi quand ils étaient tous élèves à l’école Montaigne. Malheureusement, je n’étais pas un conseiller de Talon encore moins de la Cour.

Une fois qu’il m’a quitté, les faucons ont tout détruit de cette sagesse sortie de la bouche de l’imbécile que je suis. Car, plus les deux hommes Talon et Yayi allaient s’entendre, ce qui n’est pas de nature à faire le bonheur de certains, moins, ces faucons allaient exister. C’est la politique. Et il paraît que c’est comme ça que ça se joue ici chez nous.

J’ai donc aujourd’hui, des raisons de me réjouir d’apprendre que c’est grâce à l’implication de leurs enfants que les présidents Talon et Yayi ont pu décrisper l’ambiance politique dans le pays en acceptant de se voir malgré tout. Un grand geste qui fera date dans l’histoire de notre pays après toutes les violences qui ont corrompu leur vivre ensemble depuis 2013.

Enfin je ne sais si Chabi ou Lionel dont j’ignore les âges auraient tous l’âge minimum pour être candidat en 2026. Mais quelque chose me dit que s’ils ont été capables de réconcilier ces deux baobabs malgré l’opposition des faucons, le président Talon a déjà une bonne pépinière dans laquelle il pourra se choisir son dauphin pour une retraite paisible quand on sait que les réformes dont il est l’initiateur pour le bonheur du pays, ne font pas de lui notre ami. Nous faisons tous semblant de l’aimer parce que notre quiétude dépend aujourd’hui malheureusement de son bon vouloir et ce n’est pas éternel.

Si à Yayi qui s’est sacrifié pour nous permettre tous de manger le pays jusqu’aux os, on a pu lui réserver ce sort de rejeter son Zinsou pour enfin lui tourner dos au point d’applaudir ses 52 jours de calvaire, j’imagine ce qu’on sera capable de faire à l’actuel président quand il sera hors course.

C’est cela le vrai Béninois et il vaut mieux écouter ses enfants.

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