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Politique

Nomination du chef de file de l’opposition au Bénin : Ce que pense Paul Hounkpè

C’est acté par décret pris par le président de la république le 28 avril dernier, le secrétaire exécutif national de la Force cauris pour un Bénin émergent (Fcbe), Paul Hounkpè, est désormais et de manière officielle le chef de file de l’opposition au Bénin.

Une consécration qui ne peut laisser le nouvel homme fort de l’opposition béninoise sans voix. Et ce sont nos confrères de Océan Fm, rapporté par Le Matinal, qui ont pu avoir les tout premiers mots de l’opposant à Patrie Talon.

Quelles sont vos impressions après cette nomination en Conseil des ministres ?

Paul Hounkpè : A la suite des Communales passées, il était clair qu’au regard de la loi, nous sommes le seul parti de l’opposition à avoir des élus. En dehors de cela, nous avons fait la déclaration officielle d’appartenance dans l’opposition assortie de récépissé. Cela nous plaçait de droit comme chef de file de l’opposition. Mais dans ce pays, il y a beaucoup de lois qui n’ont jamais été appliquées. Que le président Talon et son gouvernement aillent au bout de leur engagement et de leur réforme, on doit pouvoir les féliciter. Si un gouvernement reconnait son opposition et prend un acte pour l’officialiser, nous ne pouvons que le féliciter pour son courage. Pour ceux qui pensent que c’est un droit  à réclamer, je dis attention ! Ce n’est pas tous les gouvernements qui sont aussi engagés au point de reconnaître leur opposition en face.

L’autre chose, c’est que l’acte intervient à la suite de l’élection présidentielle où nous avons critiqué ouvertement le pouvoir en place. Nous avons dit ce que nous lui reprochons et malgré cela, sans en faire une histoire, le décret a été pris. Cela mérite reconnaissance. J’ai une pensée pour les militants Fcbe qui, chacun dans son coin, se bat pour que le parti demeure le plus grand parti de l’opposition. Tout cela mis ensemble, me permet de féliciter le Bénin. Nous ferons en sorte que l’opposition ne soit pas reposée sur des méthodes violentes. Nous ferons en sorte que ce qui est essentiel à notre pays à savoir la paix, puisse être préservé; que le Bénin nous rassemble et que pour toute revendication, que nous ayons recours au dialogue et à la recherche du consensus.

Quelle sera votre première mission surtout dans ce climat tendu avec l’opposition radicale ?

C’est d’être un organe de propositions. Nous devons pouvoir écouter l’ensemble des acteurs de l’opposition et à partir de nos discussions, faire des propositions concrètes au pouvoir. Nous allons poser les problèmes tout en ne restant pas dans notre frustration pour commettre des actes violents de sorte à compromettre la paix dans le pays. C’est une opportunité pour les opposants de poser les problèmes que nous ressentons, les difficultés que nous avons, de sorte que nous soyons en mesure de résoudre en temps réel les problèmes et permettre que nous soyons tous tournés vers le développement.

Quand il y a plusieurs forces en présence, ce qui est essentiel, c’est la recherche de la résultante. Dès qu’il y en a de non-violents et de radicaux, nous allons chercher le juste milieu pour être une opposition responsable face au pouvoir. Si nous devons être le porte-parole de cet ensemble, nous ferons en sorte que le radicalisme ne l’emporte point.  

Avez-vous déjà un agenda à mettre en œuvre après la nomination ?

 Il reste beaucoup à discuter avec les autorités en place. Je crois qu’il doit avoir une équipe qui nous permette de recevoir les autres de l’opposition, de les écouter et de pouvoir faire des propositions qui vont permettre à notre pays d’avancer et d’éviter la violence. Les jours à venir vont nous éclairer.

SOURCE : LE MATINAL

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