Afrique

Nigeria: 42 personnes enlevées à Kagara, un village situé au centre du pays

Emoi au Nigéria. Un pensionnat d’une école a été attaqué par des hommes armés dans la nuit du mardi 16 au mercredi 17 février 2021.

L’attaque s’est produite à Kagara, un village situé au centre-ouest du pays. Selon le bilan provisoire, un écolier a été tué et 27 de ses camarades ce sont faits prisonniers. L’on dénombre également la mort de 3 professeurs, ainsi que de 12 autres habitants.

Suite à cette attaque, le gouverneur d’Etat du Niger, Abubakar Sani Bello a affirmé que « les tensions sont vives et que la situation est sérieuse ». Cette situation d’insécurité est qualifiée d’ « acte intolérable » par les gouverneurs du Nord du Nigeria. Le Sénat nigérian demande d’ailleurs à ce qu’un « état d’urgence sécuritaire » soit déclaré. 

Préoccupé par la situation d’insécurité qui prévaut dans le nord du pays, le gouvernement nigérian a déployé des policiers dans la zone. Le président Muhammadu Buhari a également ordonné à ces forces de sécurité de ramener les otages « sains et saufs ».  

Le nord du Nigéria en proie à des attaques terroristes

Les habitants du nord duNigériasont exposés depuis quelques années à des attaques fréquentes du groupe terroriste Boko Haram. Il y a à peine plus de deux mois, c’est 344 écoliers qui avaient été capturés avant d’être relâchés quelques jours plus tard dans l’Etat de Katsina. L’attaque a été d’ailleurs revendiquée par Boko Haram.

Il s’agit du deuxième enlèvement de masse opéré par ces groupes terroristes dans le centre du pays en espace d’une semaine.Le Dimanche dernier, au moins 21 passagers d’un bus ont été kidnappés par des hommes armés qui ont publié le mercredi 12 février, une vidéo pour demander le versement d’une rançon.

Ce qui a été fermement rejeté par le gouverneur de l’Etat du Niger. Il a déclaré que « ce n’est pas la politique du gouvernement (…) puisque les bandits utilisent ensuite cet argent pour acheter des armes plus sophistiquées et faire encore plus de dégâts ».

L’attaque de Chibok encore dans les souvenirs

En 2014, le groupe islamiste Boko Haram, a réussi à kidnapper près de 300 lycéennes à Chibok dans le Nord du pays. Un enlèvement qui reste encore douloureux dans les mémoires et dont les revendications de rançon par ces terroristes ne sauraient passées désormais.

C’est ce qu’a d’ailleurs opiné Marc Antoine Pérouse de Montclos, spécialiste du Nigeria, qui a laissé entendre que les groupes jihadistes sont souvent affiliés à Boko Haram pour avoir plus d’envergure afin de négocierles rançons avec les autorités nigérianes.

« Il y a en réalité beaucoup de groupes crapuleux dans la zone qui n’ont en réalité rien à voir avec Boko Haram. A partir du moment où on dit être affilié à un groupe jihadiste qui lui-même serait affilié à l’État islamique, à ce moment-là, ça donne tout de suite plus d’importance dans la négociation pour la libération des enfants qui ont été kidnappés », a analysé le directeur de recherche à l’Institut de recherche pour le développement au Nigéria.

Les organisations internationales dont L’ONU et l’ONG Amnesty International ont condamné le kidnapping opéré dans la nuit du mardi à mercredi en évoquant « un crime de guerre ».

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