Le Béninois Libéré
Image default
Société

Médecin après la mort : Kouaro doit démissionner

En bon samaritain, le président Patrice Talon dès la première rencontre gouvernementale de 2023, a décidé de faire parler son cœur. Il a tout simplement levé les sanctions infligées aux 305 enseignants ayant opposé un refus de prendre part à l’évaluation des connaissances en 2018. Et comme si cela ne suffisait pas, il a demandé le reversement dans le corps des fonctionnaires, des agents contractuels de droit public remplissant les conditions exigées lors de cette évaluation.

Certes, des mesures salutaires parce que réclamées et attendues depuis fort longtemps, mais qui viennent très en retard après avoir eu des répercussions sur la vie des concernés. Qu’elles viennent aujourd’hui, on peut dire que c’est du médecin après la mort. Car c’était l’un des combats du parti Les Démocrates pendant les législatives 2023. L’opposition a porté ce combat et cela lui a été payant au regard de ses résultats où on peut lire une sanction du gouvernement Talon dans les grandes villes comme Cotonou et Parakou. Or, comme pour le soja, le gouvernement aurait pu le faire avant le scrutin, ce qui aurait aidé les partis de la mouvance. Mais cela n’a pas été le cas. Le ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Yves Kouaro Chabi n’a pas pu trouver les bons mots pour amener le président Talon à voir les choses ainsi. Il a fallu que les opposants aient les armes nécessaires pour les abattre pendant les élections pour qu’après il revienne en enfant ayant appris de ses erreurs pour savoir quoi faire.

Et la sanction des populations contre lui a été terrible et sans appel. D’où l’échec cuisant de Yves Kouaro Chabi, deuxième titulaire sur la liste UP Le Renouveau dans la 3ème circonscription électorale. Si l’erreur a été commise sous Mahougnon Kakpo, c’était à lui Kouaro Chabi de trouver les pistes de solution pour enlever cette grosse épine du pied du gouvernement. Malheureusement, rien. Et on se demande s’il ne rendrait pas service au président Talon en démissionnant. C’est la solution responsable ou plutôt honorable qui lui reste au lieu d’attendre un départ par remaniement ministériel.

Sanction des populations, décision prise en médecin après la mort, tout est aujourd’hui réuni pour le départ de Yves Kouaro du gouvernement. Yves Kouaro Chabi doit partir tout simplement.

AY

Laisser un commentaire

* En utilisant ce formulaire, vous acceptez le stockage et le traitement de vos données par ce site Web.

Le Béninois Libéré

GRATUIT
VOIR