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Société

Journée Internationale de la Femme 2022 : Claudine Prudencio évoque trois axes importants

Le monde entier célèbre la 27ème édition de la Journée internationale de la femme ce 08 mars, et les adresses des autorités politico-administratives vont dans ce sens.

Pour ne pas rester en marge de cette célébration, la présidente de l’Institut national de la femme, Claudine Prudencio, pour qui le choix porté sur le thème de cette année est un enjeu de développement, a profité pour révéler les trois axes essentiels pour parvenir à cette fin.

LA PRESIDENTE DE L’INF A L’OCCASION DE LA JIF 2022

“Chers compatriotes, chères femmes du Bénin,

Ce mardi 08 mars 2022, notre pays, à l’instar des Etats membres des Nations Unies, célèbre la Journée Internationale de la Femme. Dans ce cadre, le thème retenu cette année au niveau international est «? L’égalité aujourd’hui pour un avenir durable?».

Le choix de ce thème qui est un enjeu de développement, traduit la volonté des Nations Unies de voir tous les pays du monde réfléchir aux problèmes d’égalité des sexes dans le contexte actuel de changement climatique et de multiplication des risques de catastrophe. Les problèmes liés aux changements climatiques, aux risques de catastrophe et à la durabilité ont eu, et continueront d’avoir des répercussions graves et durables sur l’environnement et sur le développement économique et social et notamment sur la progression socio-économique des femmes.

Le choix de ce thème qui est un enjeu de développement, traduit la volonté des Nations Unies de voir tous les pays du monde réfléchir aux problèmes d’égalité des sexes dans le contexte actuel de changement climatique et de multiplication des risques de catastrophe. Les problèmes liés aux changements climatiques, aux risques de catastrophe et à la durabilité ont eu, et continueront d’avoir des répercussions graves et durables sur l’environnement et sur le développement économique et social et notamment sur la progression socio-économique des femmes.

Sur 1,3 milliard de personnes vivant dans la pauvreté dans le monde, 70 % sont des femmes. Les effets du changement climatique appauvriront davantage les nations les plus défavorisées de la planète, tout en creusant les clivages sociaux entre les femmes et les hommes. Or l’Afrique est l’une des régions qui souffrent le plus des effets dévastateurs du changement climatique. Déjà vulnérables à d’autres risques, les femmes seront davantage vulnérables aux effets des changements climatiques au regard de leur statut et des rôles qu’elles jouent dans les communautés. Dans notre pays, c’est avec beaucoup de tristesse que nous assistons à certains moments, à la souffrance que des inondations liées aux changements climatiques, infligent à des milliers de femmes, qui face à ce sinistre, doivent se battre, d’abord pour échapper à la furie des eaux, ensuite pour survivre, et ceci avec l’aide des services compétents de l’Etat. Parfois, c’est la raréfaction des pluies, du fait du dérèglement climatique, qui plombe les efforts et le dur labeur des femmes rurales, qui n’ont pour moyens de subsistance que les fruits de l’agriculture familiale, qui se trouve hypothéquée par une pluviométrie absente ou insuffisante, privant ainsi des mères de famille et leurs enfants de quoi se nourrir. Des situations éprouvantes et qui nous interpellent à plusieurs égards. Comme si cela ne suffisait pas, les temps inhabituels de sécheresse sauvage avec son corollaire de chaleur intense, manifestation évidente des changements climatiques, provoquent aussi des incendies, qui ravagent des marchés, aussi bien en milieu rural qu’en milieu urbain, détruisant ainsi le commerce de plusieurs femmes, qui doivent se remettre à la solidarité nationale, pour reprendre timidement leurs activités génératrices de revenus. C’est le lourd tribut que paient les femmes, du fait des changements climatiques. Les inégalités basées sur le sexe, si elles ne sont pas corrigées, risquent d’aggraver la vulnérabilité des femmes aux changements climatiques. L’égalité, est donc l’une des conditions à réaliser, pour réduire les souffrances des femmes et renforcer leur adaptabilité aux changements climatiques.

S’il est vrai qu’il y a peu de statistiques en Afrique et notamment au Bénin sur les actions menées par les femmes à propos de l’adaptation aux changements climatiques, il existe cependant des initiatives communautaires et nationales qui montrent que les femmes ne restent pas totalement en dehors de la question. Nous célébrons toutes les femmes engagées au quotidien dans cette adaptation.

Il s’agit de nous engager collectivement sur trois axes :

1-Le renforcement et la valorisation du pouvoir d’agir des femmes. Cela se traduit dans notre pays par l’arsenal juridique en faveur des droits des femmes renforcé ces dernières années par les textes pris par le gouvernement du Président Patrice Talon dans ce sens ainsi que par les programmes de renforcement de l’autonomisation économique des femmes et leur protection sociale inscrits dans le PAG2 2021 – 2026. Ce travail continuera certainement.

2-La promotion de la présence des femmes dans les instances de prises de décision sur les questions liées au changement climatique car il s’agit d’’un sujet éminemment politique qui porte de nombreux enjeux géo stratégiques. La promotion de « l’égalité aujourd’hui pour un avenir durable », ne se fera? Pas sans la présence effective et durable des femmes dans les débats politiques tant au niveau local qu’au niveau national. Leurs expériences et leurs besoins méritent d’être pris en compte.

3-Et enfin le dernier axe, c’est la nécessaire contextualisation des solutions. Le changement climatique est un problème mondial qui dépasse les limites territoriales des Etats. Pour ce faire, les enjeux qu’il porte, les solutions préconisées et les mécanismes développés transcendent les limites territoriales et se globalisent, facilitant ainsi la conception de politiques et d’actions publiques harmonieuses. Il reste important de vérifier si ces solutions sont adaptées aux réalités et notamment aux réalités des femmes.

Cette journée plutôt que d’être festive, permet de réfléchir sur ses différents axes. L’Institut National de la femme prendra langue avec toutes les structures étatiques et toutes les organisations de la société civile qui s’investissent dans le domaine. Nous nous tenons donc prêts à accueillir les différentes contributions et à les capitaliser.

Je nous souhaite une bonne journée d’évaluation de nos acquis et des défis encore à relever.

Vive l’égalité des femmes aujourd’hui pour un avenir durable

Vive le Bénin des femmes et hommes égaux en droits et en devoirs”.

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