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Politique

Gros piège à Talon : Comment réussir l’unité nationale ? DANS QUEL BUT YAYI PROMET SON RETOUR AUX AFFAIRES ?

C’est un fait que Talon n’est pas aimé des Béninois qui l’avait porté au pouvoir par vengeance comme c’est inscrit dans notre Adn. Mais ce sentiment ne peut suffire à expliquer la razzia du parti Les Démocrates (LD) aux dernières élections même si des personnalités comme Komi Koutché et Richard Boni Ouorou ont mis le pied sur l’accélérateur pour envoyer loin le score de ce parti.

La vérité est que l’ancien président a fait campagne sur la fibre régionaliste allant même jusqu’à faire croire à ses frères de son probable retour aux affaires.

Cependant, il faut reconnaître à la vérité qu’en dehors du rêve mensonger de son hypothétique retour aux affaires, Boni Yayi n’a rien inventé de tous les leviers sur lesquels il s’est appuyé pour plonger la Rupture durant la campagne électorale. Il a évoqué devant ses parents les aspects du régionalisme dont on peut à juste titre accuser Talon. Sous lui comme sous le président Kérékou, une fois que l’Exécutif échoit à un fils du septentrion, le perchoir de l’assemblée nationale revenait directement à la partie australe du pays. Ce qui n’a pas été le cas chez le président Talon où durant son premier mandat, la plupart des institutions étaient jalousement gardées par une seule région du pays, sa partie australe. Normaliser cet aspect de la chose après ces élections, relève simplement du bon sens. Mais reste à savoir si les lobbies suprémacistes autour du président Talon vont lui laisser la lucidité de cimenter les fissures sur lesquelles Yayi fonde son discours régionaliste.

Cela a été aussi le cas du soja où Yayi a trouvé la fortune de démontrer à ses parents que la Rupture dont le chef a du coton dans son Adn, ne les voit qu’en producteurs de coton et que le choix d’aller au soja lui a fait monter la moutarde au nez. D’où cette misère artificielle faite au soja. Et curieusement pendant ce temps, précise Yayi, l’ananas produit exclusivement dans le sud, n’a connu aucune misère.

Ce qui est vrai et mérite de la part du président Talon que quelque chose soit vite faite pour faire mentir Yayi.

Sur un tout autre plan, la question de Réckya Madougou dont la famille a reçu une visite hypocrite de l’ancien président à la manière purement Yayi, pour montrer que toute la stratégie pour sa libération et les centaines d’autres enfants de la même région, réside dans le choix du bulletin Les Démocrates à ces législatives.

Sans oublier bien entendu le cas des exilés politiques que sont Komi Koutché, Sébastien Ajavon, Léhady Soglo, Richard Ouorou Boni et les autres.

Pour élever les défenses d’une paix durable et par voie de conséquence celle d’une Nation unie et solidaire dans le développement, Patrice Talon doit immédiatement faire mentir Yayi en réglant ce qui peut l’être sur place: faire en sorte que le perchoir revienne à la partie lésée et dans le même temps donner un signal fort à la communauté internationale en faisant libérer tous les détenus politiques de la crise de l’élection présidentielle.

Ainsi, il aura tué Yayi comme on le dit dans le jargon politique et fait le douillet lit à la possibilité de se faire succéder en 2026 par un candidat de son choix.

Comme ça, Yayi n’aura plus d’arguments à rêver et faire croire à certains de son probable retour aux affaires.

On dit du président Talon qu’il est le plus intelligent du Bénin. Il n’y a qu’à lui que tout réussit. Donc, ses propres schémas sont des axiomes divins qu’aucune logique de paix n’ébranle. Cela est peut-être vrai mais tout coule. Tout change et on ne se baigne jamais deux fois dans un même fleuve. Le plus fort sera demain le plus faible s’il n’intègre dans sa logique cette évidence du Changement.

Aboubakar TAKOU

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