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Politique

Grandeur et misère des ministres et autres collaborateurs du président Talon : Qui gagne finalement de l’argent dans cet enfer?

Les professeurs d’universités se plaignent de la disparition comme du sucre dans l’océan, de toutes leurs primes. Toutes les autres catégories de travailleurs n’ont même plus assez d’énergie pour faire sortir quelques gouttes de larmes. Les vendeuses de nos différents marchés, n’en parlons plus.

En politique, à l’Assemblée, c’est la galère. Nos parlementaires grognent en chœur qu’ils préféreraient leur ancienne situation aujourd’hui maquillée par cette poudre magique de l’augmentation de leur salaire.

Les questeurs, jadis Crésus du temple politique, rasent maintenant les murs s’ils n’ont pas bouffé tous les ongles de leurs doigts qu’ils rongent à longueur de journée.

Les douaniers, une première au Bénin depuis les indépendances, ont commencé par monter des dossiers de prêts au niveau des banques pour la rentrée scolaire. Eux qui n’allaient jamais à la banque toucher leur salaire.

Les temps ont changé. Du côté des ministres, bien que directement rattachés à leur patron, c’est pire. En dehors du salaire qu’on dit à tort ou à raison, revu à la hausse, ils n’ont plus rien. Les fameuses agences, bien costaudes avec des responsables choisis à dessein dans le lot des ennemis des ministres concernés, gèrent librement tout sans qu’ils n’aient même plus accès à l’odeur de la carcasse.

À la direction de la communication, c’est sous un projecteur 200.000 volts muni d’un microscope électrique, que tout est géré. Willéandre Houngbédji qui n’avait pas la culture de la bouffe, s’y plaît à merveille mais incapable de venir comme cela se doit, en aide à ses confrères des médias.

Dans la presse, c’est aujourd’hui la tradition des fabrications des journaux collés et tirés au maximum entre 06 et 10 exemplaires s’ils ne sont pas juste en version ‘’Une’’ partagée sur les réseaux.

La misère dans ce domaine est d’autant plus palpable et criarde qu’elle a été pensée, organisée et suivie par le système lui-même. Donc rien à espérer à ce niveau sous la Rupture. Cerise sur le gâteau, c’est sous cette Rupture que les maisons de médias pondent les plus lourds impôts pour bien rouler à perte.

Et comme les professionnels des médias vivaient pour la plupart au-dessus de leurs moyens du fait de la générosité des politiques, députés et ministres, la sécheresse dans la poche des donateurs sonne comme une malédiction dans la presse. Aussitôt, c’est l’Avc et les maladies opportunes qui se disputent maintenant la vie des journalistes béninois.

Et ne tentez pas d’appeler un ami ministre. Ils ont même peur de décrocher.  Ils sont fatigués de répéter la même chose comme s’ils étaient de mauvaise foi. Alors qu’ils disent la vérité.

Pendant ce temps, les chantiers, avouons-le, évoluent. Le pays change de physionomie. Tout est propre. L’argent qui circulait jadis, travaille aujourd’hui. Cela peut expliquer la puissance démoniaque de la misère qui déchire le visage des Béninois et leur fait parler seul au volant, à moto et surtout sous la douche.

Pendant ce temps, les chiffres du ministre des finances Romuald Wadagni font rêver les africains qui suivent l’actualité béninoise. On se demande dès lors, qui gagne finalement le blé dans cet enfer à ciel?

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