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Politique

Gouvernement en Action: Le brillant exposé de Bio Tchané sur le bilan de son ministère

Chef d’orchestre de l’équipe gouvernementale, le Ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action Gouvernementale Abdoulaye BIO TCHANÉ à l’instar de nombreux autres de ses collègues est passé sur l’émission le gouvernement en Action de l’Ortb. Au cours de cette présentation, le ministre d’Etat a présenté le bilan de son ministère en évoquant les différents secteurs de son intervention et les priorités du gouvernement du président Patrice Talon pour le bien-être des populations béninoises. 

– Au regard de cette volonté affichée du Chef de l’État Patrice TALON de faire de la lutte contre la pauvreté et la mauvaise gouvernance, une priorité majeure de son second mandat, quelles sont, concrètement, les mesures prises par le gouvernement béninois depuis 2021 sur ce plan là ?

– Où en sommes-nous avec le développement économique et social et l’Agenda ALAFIA 2025, à travers le Plan National du Développement ?

– Quelles sont les prouesses réalisées au plan du renforcement du capital humain depuis 2016 à ce jour et quelles sont les perspectives ?  

C’est à ces questions que le Ministre d’État Abdoulaye BIO TCHANÉ a apportées des réponses pour éclairer l’opinion publique sur les actions du gouvernement. Mais bien avant, il a d’abord défini le rôle de son ministère en mettant en exergue les priorités de celui-ci. 

Ainsi en tant que chargé de la coordination de l’action du gouvernement le rôle de son ministère est d’assister le chef du gouvernement dans son action. Faire en sorte que les décisions du gouvernement soient bien préparées, veiller à leur bonne exécution et une bonne coordination intersectorielle. C’est assurer que les objectifs du gouvernement soient bien exécutés sur le plan opérationnel. Grosso modo, le président Talon incarne la vision et le Ministre Bio Tchané et son ministère définissent la politique et les priorités sur lesquelles le gouvernement doit se focaliser.

À l’arrivée du président Talon avec le premier Plan National de Développement (PND), suivi du Pag1 et 2 et leur mise en œuvre, en cohérence avec les ODD, les secteurs à difficulté ont été identifiés avec l’aide des experts dont le travail a permis de mettre en place un programme de réformes des statistiques suivi récemment du vote d’une loi à l’Assemblée qui marque le premier pas de la réforme suivi des décrets 

En ce qui concerne le programme Alafia dont le gouvernement semble se déconnecter avec le Pnd et les Pag, le ministre a affirmé que c’est un ensemble bien cohérent qui fonctionne en symbiose puisque l’un ne va pas sans l’autre.

Parlant de l’élaboration du Pag2 le ministre est d’abord revenu sur les fondements. Dans les deux programmes pour effectuer les grands travaux et les grandes difficultés l’Etat a choisi des secteurs prioritaires dans lesquels il a investi pour que cela soit visible au lieu de faire du saupoudrage. Il a cité entre autres l’Éducation et la santé qui sont les domaines dans lesquels l’Etat a beaucoup investi pour réduire le gap du retard. Il y a aussi eu beaucoup d’actions en faveur du pouvoir d’achat. L’Etat a aussi fait beaucoup d’effort pour soulager la population et cela a été remarqué lors de la tournée gouvernementale qui a permis de prendre des mesures complémentaires pour les produits comme les hydrocarbures, le blé, l’engrais et autres. Pour d’autres produits, l’Etat a pris des mesures drastiques en imposant des prix comme celui de l’huile du ciment.

C’est dire que cette tournée était pertinente. En conséquence de cette tournée, il y a eu deux sortes de retour : les populations ont salué cette tournée et souhaité que l’Etat veille au contrôle des prix. Le second volet est la mise à disposition de l’engrais pour garantir la production agricole dans le pays. Et en tant que premier producteur du coton de la sous-région et deuxième des céréales, il fallait protéger l’engrais pour continuer à garantir ce rendement.

Selon le ministre, des produits comme le manioc, le maïs, le riz et bien d’autres produits qui sont exportés de notre pays vers les pays voisins, il fallait qu’on assure la production interne et approvisionner la population extérieure des pays voisins. Dans tous les cas, la production va se poursuivre parce que ce que l’Etat va investir dans le domaine de la formation pour encourager les jeunes à aller dans le secteur de l’agriculture. Et à ce propos selon le ministre, 30 lycées seront créés pour assurer une bonne formation de cette jeunesse. Et pour dépendre de moins en moins de l’extérieur, l’Etat encourage l’installation des industries au Bénin avec la Gdiz comme exemple qui est le fruit de la loi sur le partenariat public privé  (ppp) voté pour encourager ce genre de partenariat entre l’Etat et le privé. 

 Les odd

Grâce à la résilience de notre pays, le Bénin a traversé la crise du Covid et continue de faire des efforts. 

Le Bénin a beaucoup avancé dans les Odd. Avec la Suisse, il a travaillé au Nation Unis sur plusieurs des objectifs. L’exemple typique dans ce secteur est l’accès à l’eau potable dont le chalenge est 100 pour 100 en 2023, un challenge que le gouvernement pourra respecter selon le ministre. Et la certitude est qu’en 2024, tout le Bénin aura accès à l’eau potable. Le ministre n’a pas occulté la question de la revalorisation des salaires, le recrutement du personnel dont l’Etat a besoin et le principe des 12 mois /12, les discussions sont en cours pour trouver le juste milieu et contenter tout le monde sur la question. Mais le ministre confirme que la décision sera donnée à la fin de l’année, et ce, au regard de l’évolution de la situation mondiale. 

Arnaud KOUMONDJI

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