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Société

Exécution de décision de justice dans l’affaire Kéouda et 67 autres contre l’État béninois : Pourquoi le pouvoir traine-t-il à sauver des vieux

(La signature du président Talon totalement engagée)

Faisant suite la requête introductive d’instance valant mémoire ampliatif de Augustin Kéouda et 67 autres à la chambre administrative de la Cour suprême contre l’État béninois, la haute juridiction a estimé que l’Etat devra payer des millions pour préjudices subis par des compatriotes illégalement radiés de l’armée par l’État béninois, depuis bientôt 35 ans.

Aussi leur conseil maître Monique Kotchofa Faihun a-t-elle saisi le ministre béninois de l’Économie et des Finances, de cette signification de grosse d’arrêt avec commandement de payer, le 21 mars 2018.

Dans sa correspondance, maître Kotchofa Faihun a rappelé au ministre Romuald Wadagni que ses clients pour la plupart des personnes du troisième âge, peinent véritablement aujourd’hui à subvenir à leurs besoins de santé et de survie.

D’où son souhait de voir le ministre instruire ses services compétents aux fins d’une suite favorable au droit de ses clients qui souffrent le martyr de cette sanction illégale depuis 35 ans.

Mieux, l’avocat a même suggéré à l’autorité que ses clients sont disposés à accepter un paiement échelonné selon un calendrier qu’il lui plaira de définir en fonction des disponibilités budgétaires de notre pays.

Enfin, maître Monique Kotchofa Faihun a joint à sa demande, la preuve que toutes les diligences en la matière, ont été accomplies dans ce dossier.

Le 14 mai 2018, l’agent judiciaire du trésor officiant au nom du ministre des finances et par conséquent au nom de l’Etat béninois a répondu à l’avocat et l’a assurée de ce que les mesures sont en cours pour l’exécution effective de ladite décision. Mais 03 ans après, rien n’a bougé comme si l’Etat béninois qui, depuis l’avènement du pouvoir de la Rupture, force son image d’être un pays où les choses sont maintenant à l’endroit et où la signature de l’Etat est respectée, semble condamné les 68 vieillards à une mort subite faute de moyens pour se soigner.

Et pour qui connaît la nouvelle donne aujourd’hui dans le pays, cette négligence qui frise à tout point de vue une non-assistance à personne en danger, est bien loin du style Talon et de la Rupture.

Il urge donc de faire mentir cette récrimination des victimes en demandant à l’agent judiciaire du trésor de mettre à la disposition des victimes via leur conseil, la totalité de leur droit ou tout au moins une preuve manifeste de la volonté de l’Etat de céder à l’exécution de cette décision de justice, à travers un paiement échelonné qui répond aux disponibilités du trésor public. Une proposition contenue dans la correspondance de l’avocat des victimes au ministre des finances depuis le 07 juin 2019.

Pour un État qui ne badiane plus à récupérer ses dus auprès des contribuables béninois, accéder à cette requête des victimes sur cette décision de justice, est JUSTICE et RESPONSABILITÉ.

À suivre.

Aboubakar TAKOU

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