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Société

Entretien/Romain da Costa au sujet du Haut Conseil des Béninois de l’extérieur : « Une tête pense, une tête agit le Hcbe n’a qu’une seule tête. »

« Une tête pense, agit quand vous n’agissez pas, quand vous ne pensez pas, vous n’êtes pas une tête. Le HCBE n’a qu’une tête et c’est la tête que je porte et je dirige avec le nouveau bureau qui vient d’être élu. » A dit Romain da Costa, le président du Haut Conseil des Béninois de l’extérieur, dans un entretien exclusif accordé à BL TV ce jeudi 25 août 2022 au siège du HCBE à Cotonou.

Pour ce cadre qui est également directeur des relations internationales de la mairie de Rosny sous-bois, ville où il travaille maintenant depuis 41 ans, « le Haut conseil des béninois de l’extérieur se porte bien, très bien même, puisque on juge la santé d’une institution, d’une personne à l’aune de ses actions, de ce qu’il fait. »

Suivez ci-dessous l’intégralité de cet entretien.

1/ QU’EST-CE QUE LE HCBE ?

Le Haut Conseil des Béninois de l’extérieur est un organisme qui a été créé par la volonté du président Mathieu Kérékou. Cette volonté est l’aboutissement de désir qui a été manifesté au moment de la conférence nationale des forces vives de la nation de 1990. Mais c’est l’ex-président Mathieu Kerekou qui a convoqué la conférence des Béninois de l’extérieur le 15 et 19 décembre 1997 et c’est à la clôture de cette conférence qu’a été créé le Haut conseil des béninois de l’extérieur.

2/ COMMENT SE PORTE AUJOURD’HUI LE HCBE ?

Au regard du travail que nous faisons, mon équipe et moi, nous ne regardons pas les critiques, les contestations. Au regard de la modernisation de la réforme que nous avons entrepris de 2019, moi je peux vous affirmer que le Haut conseil des béninois de l’extérieur se porte bien, très bien même, puisque on juge la santé d’une institution, d’une personne à l’aune de ses actions, de ce qu’il fait. Si vous ne faites rien, vous ne produisez pas, et que vous êtes sur place à discuter,  vous pouvez paraître être en bonne santé mais portant vous n’êtes pas en bonne santé. Alors que si je regarde ce que nous faisons aujourd’hui, de ces trois dernières années, vous aviez vu sur le terrain, la réorganisation qui a été  opérée dans les pays, pays par pays. Le conseil des béninois, nous avions commencé en Allemagne, au Burkina, en Afrique du Sud, en Turquie, en Russie, aux Étais unis, c’est en route pour le Niger et je peux continuer comme ça. Dans chacun de ces pays, nous avions essayé de transformer les sections HCBE qui n’étaient pas représentatives des Béninois de l’extérieur dans les pays concernés. Nous avions transformé en conseil des Béninois c’est-à-dire en élargissant chaque section au plus grand nombre d’associations pour que quand on dit que s’il y a dit une structure des Béninois dans un pays qui est rattaché au bureau mondial, cette structure doit être une structure consensuelle qui est ouverte au plus grand nombre possible de Béninois qui souhaitent contribuer aux efforts et développement du pays.

3/ LE HCBE EST-IL DEVENU UNE ASSOCIATION A DEUX TETE ?

Les gens ont tendance de dire qu’est-ce que j’ai deux têtes ? Je n’ai pas deux têtes.

Non, le HCBE n’a pas aussi deux têtes, il suffit de regarder comment les choses se passent ; il suffit d’être juste, attentif et observateur. De 2019 à 2022, vous aviez vu combien de têtes sont manifestées positivement pour le bien-être des Béninois. Combien vous aviez vu? Combien de têtes sont allées offrir des ambulances à Bopa, à Ifangni, qui s’apprête à l’offrir à d’autres communes. Combien de têtes vous aviez vu pour aller secourir, notre sœur qui est partie d’Ukraine en Allemagne ? C’est nous. Combien de têtes ont milité pour accueillir et faire la promotion de danse patrimoniale du Bénin en accueillant les Pépit’arts, l’année dernière et cette année ? C’est nous. Combien de têtes ont envoyé les Pepit’arts en Allemagne pour rencontrer d’autres jeunes ? C’est nous. Combien de têtes ont contribué aux efforts de la riposte Covid que le gouvernement a entrepris ? C’est notre section. L’Allemagne a donné 2.500 €, le Comité scientifique 3 500€, la Belgique 1000€. Moi personnellement président, j’ai donné 1500€. Voilà comment nous contribuons et c’est ça notre rôle. Combien de têtes, on appelle quand on apprend qu’un Béninois est décédé ? C’est nous. Qui fait les démarches pour qu’on obtienne les autorisations de transferts de corps. A qui on s’adresse ? Dès qu’il y a une vidéo sur les réseaux sociaux où on interpelle le président de la diaspora? C’est moi. Et je ne pense pas qu’il y ait deux têtes. On peut commencer par dire deux têtes quand on verra deux têtes agir. Il ne s’agit pas que quelqu’un se lève et conteste ce que nous faisons pour le considère comme une tête.

Une tête pense, agit quand vous n’agissez pas, quand vous ne pensez pas, vous n’êtes pas une tête. Le HCBE n’a qu’une tête et c’est la tête que je porte et je dirige avec le nouveau bureau qui vient d’être élu.

4/ QUI REPRESENTE VALABLEMENT LES BENINOIS DE L’EXTERIEUR AUPRES DES INSTITUTIONS ETATIQUES ?

En tant que bureau que nous dirigeons, nous adressons toutes nos démarches vers les institutions. Quand notre sœur est partie d’Ukraine et on a perdu ses traces en Allemagne, qui l’ambassade du Bénin en France a contacté ? C’est nous. Donc nous avons de très bonnes relations avec nos autorités.

Nous avons fait une conférence le 30 juillet dernier, organisée par le Conseil des Béninois de Russie affilié  donc à notre bureau dont le président est notre frère Serges Focas Owolabi. A cette conférence participait l’ambassadeur du Bénin en Russie. Nous sommes en de très bons termes et je vais répondre bientôt à une invitation du Conseil des béninois de Russie et notre ambassadeur du Bénin en Russie, son excellence Okounlola. Donc, nous avons de très bonnes relations avec nos institutions. Est-ce que ceux qui nous contestent ont ces relations ? Nous, on en sait rien. En tout cas, il n’y a rien qui nous oppose à nos autorités et nos dirigeants. Nous avons de très bonnes relations de travail. Nous aujourd’hui le travail qu’on a fait et le pays contacté et qui travaille aujourd’hui, nous sommes à 29, nous a une quarantaine de pays mais on ne cite pas les pays fantômes où les organisations ne sont pas encore faites. Je prends par exemple la Hollande, nous n’avons pas encore enregistré la Hollande, comme les pays qui ont participé à l’AG parce que nous n’avions pas encore mis la section Hollande, nous n’avions pas compté la section Brésil, nous avions par finir de mettre en place cette section donc nous ne pouvons pas compter les sections fantômes. Les 29 sections comptées, c’est les sections avec lesquelles nous nous sommes en relation, avec lesquelles nous sommes en train de travailler et qui reconnaissent notre légitimité. Ils sont 29 aujourd’hui et ils ont été à peu près 120 à 130 personnes qui ont participé à l’assemblée générale les 5 et 6 août derniers. La mission du bureau que nous pilotons est une mission qui est issue des origines du Haut Conseil.

Quand il a été créé la mission qui lui a été transmise : rassembler, propulser contribuer. Rassembler tous les Béninois établis à l’extérieur du Bénin, les propulser quand ils font quelque chose à quelque part, nous devons être à ses côtés pour le rendre plus fort, plus visible et ensuite, ensemble venir contribuer au développement du Bénin sur tous les domaines la culture, le sport,  l’économie, la politique. Et à ce titre il est prévu normalement que nous ayons une représentation à l’assemblée nationale, au conseil économique et social et dans d’autres institutions, ce n’est pas encore le cas jusqu’à aujourd’hui mais le bureau actuel que  nous avons, a pris ça comme une grande priorité et un courrier partira très prochainement au conseil économique et social pour qu’il statue notre participation à cette assemblée. Parallèlement par rapport à l’assemblée nationale, c’est beaucoup plus compliquée. Il faut déjà que nous aidons le gouvernement à nous compter, savoir combien nous sommes et comment nous sommes repartis en Afrique, en Europe, en Amérique, c’est là qui déterminera ce que nous représentons comme treize départements, combien ce département comporte des d’âmes, comment on peut le diviser en circonscription 3, 4,2 et là par rapport à ce taille de circonscriptions, on dira que les béninois de l’extérieur ont droit à 2 députés, à 10, à 15….

5/ QUELLES SONT LES ACTIONS ENVISAGEES POUR CE NOUVEAU MANDAT ?

Lors de la dernière assemblée générale, nos réformes nous ont conduits à densifier l’équipe dirigeante. Nous avons élu un président, un trésorier, et un secrétaire ensuite nous avons collégialement désigné un trésorier général adjoint et un secrétaire général adjoint. Et en écoutant les CB,  leurs préoccupations et leurs compétences, nous avions désigné 10 vice-présidents dans tous les domaines, la santé, l’agriculture, l’éducation, les nouvelles technologies, la communication, les relations avec les institutions. Nous avons déjà tenu déjà deux réunions. Il y aura régulièrement des réunions du Bureau avec les vice-présidents.

J’ai été clair avec chaque vice-président, je leur ai expliqué que ce n’est pas des cadeaux bonus qu’on leur a donné, cette fonction pour moi est une charge, une lourde mission pour que dans les mois à venir nous voyons rapidement ce que nous nous sommes fixés dans tous les secteurs. Nous avons contribué par exemple nous avons un vice-président chargé de la promotion de la culture, chargé donc de mettre en avance nos valeurs mais également de la paix et bien nous monterons des conférences, des projets avec de haut conseil, celui du Togo, de Nigeria de la Côte d’Ivoire pour organiser la monter de la crise de terrorisme et voir comment la diaspora ensemble peut apporter sa contribution.

Nous sommes en train de mettre très rapidement des conventions avec Campus France pour organiser un accueil d’orientation pour nos jeunes frères étudiants et sœurs étudiantes qui vont arriver et qui souvent sont un peu perdus en arrivant. Nous Mettons en place également un cadre d’accueil des Béninois qui ont envie de rentrer, d’investir, de faire des papiers administratifs,

Nous allons travailler sérieusement pour réorganiser le transfert de nos fonds pour que ça ne soit pas seulement de l’argent on n’envoie en urgence mais l’argent qui vient bien en avant et quand on a envie de donner de l’argent à un parent que cet argent puisse sortir d’une caisse qui est déjà au Bénin, une caisse qui produit et qui fait la réserve d’argent pour pouvoir aider. Voilà en général les chantiers que nous avons sur la table et le plus urgent c’est la plateforme de Béninois de l’extérieur qui va nous permettre de nous compter pour avoir une liste des Béninois à l’extérieur pour le compte des décisions qu’on va prendre en notre nom. Et que sur cette plateforme on peut voir, le nombre des béninois dans chaque pays comme  en Allemagne et d’autres. .

Et que cette plateforme doit sortir rapidement d’un Journal en ligne ou d’un blog pour que tout ce que nous faisons, soit visible instantanément.

Le nouveau bureau a un mandat de 4 ans. Mais ce que j’ai bien dit aux uns et autres. J’avais failli à ne pas être reconduit cette fois-ci parce qu’il y a certaine lassitude à un moment donné et j’avais envie de passer la main. Malheureusement, les gens qui sont censés connaitre comment ce poste est difficile parce que nous n’avions pas le budget de l’État qui nous accompagne mais nous avions déjà un siège. C’est déjà énorme.  Ce siège, il faut l’entretenir en payant l’électricité, l’eau… Nous n’avions pas de subvention de l’État et nos compatriotes ne cotisent pas. Donc, la fonction du président est une fonction qui coûte chère. Il faut vouloir, la prendre comme un sacerdoce pour la porter très haut. C’est pour cela nous avions essayé depuis trois ans de trouver un remplaçant qui sont capables de continuer la réformation qu’on entreprise tel n’est pas été le cas jusqu’à la dernière minute, on pensait que j’allais quelqu’un qui allait prendre la relève. Ça ne s’est pas fait. Je me suis donc reproposé et j’ai été reconduit à cause de la confiance de l’assemblée et j’espère que je ne vais pas trahir cette confiance. Je ne la trahirai pas. Mais je ferai très rapidement pour que dans les deux ans, émerge quelqu’un capable de très prochainement.

6/ VOTRE DE LA FIN

Nous sommes confiants de ce que nous avions entrepris. Nous sommes sûrs d’être sur la bonne voie. A partir de ce moment nous n’avions pas peur, nous réussirons.

Entretien réalisé par BL TV, transcription : Justin V. ADANDE

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