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Politique

Divertissement : voracité des promoteurs de concerts dans un contexte de récession économique : L’État a totalement démissionné

Est-ce une gloire d’apprendre que la ville de Cotonou est l’une des plus chères de l’Afrique ? Au dernier constat, Cotonou est tristement même plus chère que Tunis. Une référence de modernisme en Afrique en général.

En dehors des critères comme le logement, le transport et la nourriture, le divertissement est l’un des critères clés qui entrent dans le champ des comparaisons pour détecter le coût de la vie dans une cité.

Le cabinet américain Mercer a publié son 26e rapport sur les villes les plus chères dans le monde. En 2020, sur un total de 209 villes, 42 sont africaines, et Cotonou fait partie des villes les plus chères du continent africain. Selon le classement, la vitrine économique du Bénin est la 21è ville la plus chère de l’Afrique.

Ceci s’explique par la nouvelle mode du coût exorbitant des concerts organisés ces derniers jours au Bénin plus précisément à Cotonou, la plus grosse mégapole du Bénin.

Profitant des nouveaux médias pour faire sensation et créer le besoin auprès des plus jeunes en vendant l’adresse de leurs artistes, ces nouveaux mercenaires de l’industrie du showbiz, visent en sorciers, rien que le bénéfice.

Ils oublient qu’ils travaillent dans un pays qui, même si leur proximité avec le régime en place, les font passer pour des princes et autres intouchables, les Béninois vivent très mal du fait non seulement de la crise sanitaire mais aussi des autres aléas inhérents aux réformes structurelles.

Dans un pays sérieux, les instruments de l’Etat devraient être vite mis à contribution pour réguler la cupidité de ces nouveaux maîtres du secteur du show-biz.

Les prix devraient être fixés en tenant non seulement compte du pouvoir d’achat de nos compatriotes, mais aussi des cris de détresse du syndicat des travailleurs qui réclament toujours un bon indice de payement.

Malheureusement, sans doute parce que ces jeunes sont soit de la mouvance Talon-Talata, soit ils sont très proches des hommes clés du régime. Le cas du sieur Ulrich Adjovi qui n’est rien d’autre que le neveu de l’ami personnel du président Talon, Mathieu Adjovi, illustre à merveille ce libéralisme à outrance qui devient la norme.

MTN qui vit déjà au Bénin en colonie du fait de la démission des organes devant servir de barrière à la cupidité, associe son image à ce crime à peine déguisé.

Mais qu’est-ce qu’elle peut ? Ce sont les enfants des boss qui lui demandent de casser la tirelire. N’en déplaise aux populations qui doivent subir parce qu’il s’agit de la politique des Princes.

Les faramineux prix de 500 mille francs pour l’option de 05 places. Les histoires de 100 mille par personne, ne reflètent pas le visage du niveau de vie des Béninois. Maintenant, si cette mégalomanie de la hausse des prix dans le milieu du show-biz, vise à révéler au monde, que le Bénin a migré vers un pays à revenu intermédiaire, là d’accord.

Mais les ministres de la culture, des affaires sociales et même celui de l’intérieur, sans oublier les finances, devaient se faire sensibles à la douleur des populations pour mettre un frein à la cupidité et à la gourmandise de cette nouvelle race de promoteurs de concerts.

Nous sommes dans un contexte où l’Etat se doit de prendre le parti des populations et non les livrées à la vindicte de la voyoucratie de certains même s’ils sont de parents, intouchables.

C’est aussi ça la promesse du Hautement social. Le président Talon pouvant ne pas être informé de cette folie meurtrière qui se passe devant lui, nous espérons que cette alarme va sonner dans sa tête pour l’interpellation de tous les ministres concernés afin de garantir aux Béninois un accès équitable aux divertissements et ce serait justice.

Aboubakar TAKOU

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