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Takou

Différence entre visite de chefs d’État et bonne gouvernance
Ce que le professeur Aïvo doit savoir

En tant que candidat de l’opposition, le professeur Aïvo a le droit de voir le verre à moitié vide que de le voir à moitié plein. C’est d’ailleurs dans l’ordre normal des échanges sur le terrain politique.

Seulement, il ne faut pas, dans le but de tout peindre en noir, tordre le cou à la réalité et à la vérité. Le risque de se confondre en ridicule est grand.

En prenant l’absence des présidents des autres pays chez nous comme une preuve évidente que ça ne va pas chez nous, le professeur de droit constitutionnel, Joël Aïvo, a péché de restituer mal la vérité.

Car, c’est quoi le bilan du Bénin, en matière de bonne gouvernance, d’évolution du niveau de vie de nos compatriotes et sur le plan des infrastructures, quand les autres chefs d’État nous rendaient visite?

Je ne vais pas rappeler ici le salamalec de nos anciens dirigeants à la visite de leurs pairs au Bénin.

Le président Talon n’a pas voulu faire dans cette hypocrisie présidentielle qui veut qu’on enregistre des visites de présidents pour peindre en beau ce qui ne l’est pas.

Il a choisi de travailler pour le développement de son pays quitte à paraître même égoïste aux yeux de ses pairs. D’ailleurs, qui rêve et travaille au développement de son voisin ?

Qui veut voir le pays de l’autre enregistrer plus de résultats positifs que son pays pendant qu’il est à la tête de celui-ci ?

En écoutant et en voyant les résultats découlant du travail induit par les réformes entreprises par le gouvernement du président Talon, ses collègues n’ont pas intérêt à le fréquenter au risque de susciter des pro-Talons dans leur pays.

Tout au plus, ils lui demandent de leur envoyer son jeune ministre des Finances, Romuald Wadagni pour leur glisser quelques recettes de la science qu’il développe chez lui.

Le ministre béninois des Finances, a, dans ce sens, effectué plusieurs voyages chez les collègues de Patrice Talon. La France quant à elle, n’a même pas intérêt à voir ses colonies accéder à l’indépendance économique qui appelle souvent celle véritablement politique.

Qu’est-ce la France avait opposé à ses anciennes colonies quand ces dernières, le Bénin en tête, ont demandé la restitution de leurs biens volés ?

Qu’elles n’avaient pas les moyens d’y prendre soin parce que non développées. Voilà qui résume tout sur le prisme sous lequel la France voit ses anciennes colonies.

Autrement dit, un pays qui se décide véritablement à faire le choix du développement, ne doit rien attendre de bien, de la France encore moins d’une visite de son président.

Ce que Aïvo fustige est en réalité la preuve même que le Bénin a pris de sérieuses options de développement réel de son économie et ça fâche. Toute chose normale puisque nous vivons dans une concurrence qui ne dit pas son nom.

S’il faut donc choisir entre les visites infécondes et hypocrites de nos voisins et une bonne option de développement, le Bénin choisira zéro visite de présidents étrangers à la place du développement et de l’épanouissement de ses fils.

Aïvo a donc tort de choisir cet aspect pour critiquer la Rupture. C’est à la limite une certaine incompréhension de sa part de comment les choses fonctionnent aujourd’hui. Il est jeune et est par conséquent excusable.

Talon n’est pas une perfection. Mais il est aujourd’hui à l’échelle continentale, un exemple d’un vrai homme d’État.

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