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Politique

Démission de Joseph Djogbénou : Le décryptage de Richard Boni

Joseph Fifamé DJOGBENOU est depuis ce mardi 12 juillet 2022 ancien président de la cour constitutionnelle. Une nouvelle qui s’est répandue dans l’opinion publique un jour après la visite de l’ancien ministre du garde des sceaux aux présidents de la république et de l’assemblée nationale. Même si les raisons ne sont toujours pas claires, les avis sont déjà partagés par les uns et les autres. C’est le cas de Richard Boni, Politologue et Socio-économiste qui joint au téléphone a répondu à notre rédaction.

En attendant la passation de charge qui aura lieu ce mercredi 13 juillet 2022 dans les locaux de la cour constitutionnelle, lire les propos de Richard Boni.

« Je comprends très bien la démission du Me DJOGBENOU. Pour moi, cette décision intervient un tout petit peu en retard… Cette décision de démissionner devrait intervenir depuis les premières heures où il a fait quand même beaucoup de gaffes… il faut se rappeler les gaffes concernant les lois qui ont été votées… Ces lois que les Béninois ont jugées de  scélérates. Depuis ce moment, Monsieur Djogbénou devrait déjà démissionner. Cette décision intervient assez tard. Elle intervient aujourd’hui, nous en prenons acte. Maintenant concernant la finalité, moi je trouve particulièrement deux finalités.

Soit Monsieur Djogbénou démissionne pour se présenter à une élection législative et prendre le perchoir… ce qui est à mon avis serait fait preuve de peu d’ambition de sa part parce que quand on a de l’ambition dans la vie, on ambitionne gravir des échelons, on n’ambitionne pas reculer. La cour constitutionnelle a plus de prestance que le perchoir de l’assemblée nationale du moment où la cour constitutionnelle est le dernier rempart en matière de juridiction dans notre pays. Donc, laisser la présidence de la cour constitutionnelle pour aller chercher le perchoir de l’assemblée nationale ce serait reculer de mon point de vue. Mais comme monsieur Djogbénou est le promoteur de la ruse et de la rage, certainement que s’il décidait de faire ce pas en arrière, ce serait certainement pour une autre sorte de ruse et de rage. Mais désormais les Béninois sont très aguerris contre la ruse et la rage et en son temps nous aviserons.

Maintenant, l’option la plus probable ce serait d’aller chercher un mandat national donc d’aller se positionner pour une élection présidentielle. Eh bien à ce moment là aussi, on l’attend de pied ferme parce que pour 2026, nul ne sera en manque comme pour 2021. Le chef de l’Etat je me rappelle, Monsieur Patrice Talon avait dire lui-même en élection pendant les campagnes ou semi-campagnes qu’ils ont fait en marge de l’élection de 2021, il avait dit: même si ceux qui ne pourront pas aller à l’élection en 2021, je leur promets d’aller à l’élection en 2026… Ça veut dire qu’il savait déjà lui-même en tant que Monsieur Patrice Talon, il savait très bien que pour 2021 il avait déjà filtré les choses. Il faisait en sorte que personne n’aille à l’élection, que ce soit lui seul.

Aujourd’hui, nous prenons acte de ça et nous avons même décidé de l’accompagner pour qu’il puisse très bien finir son mandat. Donc, nous faisons beaucoup de choses dans ce sens. Mais pour 2026, ce ne sera pas la même chose. Nous ne lui laisserons pas le choix de nous imposer un candidat ou de s’imposer lui-même. Donc, nous sommes très aguerris pour 2026 et nous l’attendons de pieds fermes pour que l’élection de 2026 soit une élection démocratique, ouverte à tous les Béninois. Et si Monsieur Djogbénou veut faire partie de cette élection, Eh bien il viendra faire la promotion de la ruse et de la rage et d’autres candidats viendront faire la promotion de la bonne gouvernance et du développement. »

Propos transcrits par Kevin da-SILVA

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