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Politique

Criet : Réckya Madougou et Boni Tidjani Dramane offrent une nouvelle inculpation au procureur spécial

ILS DISENT AVOIR CORROMPU DES DÉPUTÉS DE TALON

( Mais Gbadamassi et 04 de ses collègues ne peuvent être achetés à 70 millions seulement)

Demandez au président Sébastien Ajavon et il vous dira combien de centaines de millions il a saignés pour s’attacher les services du député Rachidi Gbadamassi à la présidentielle de 2016.

Yayi lui vous dira qu’il avait brûlé plus du milliard pour arracher Gbadamassi au fameux G13 qui voulait le castrer politiquement. Gbadamassi est donc trop cher. Trop cher pour tourner dos à sa maison contre de quoi acheter du gari. 70 millions de francs CFA pour 05 députés dans une élection présidentielle où il faut s’adjuger le parrainage de députés dont on n’a pas financé la campagne ?

Ça fait trop gros pour passer dans les mailles d’un tribunal. Boni Tidjani Dramane et Réckya Madougou devraient trouver mieux pour se soustraire des liens de la justice.

On se demande même où se trouvent leurs conseils quand ils se plantent de cette façon en offrant aussi facilement d’autres chefs d’accusation au procureur spécial Mario Métonou. Déjà ensevelis par cette dune de charges, pourquoi diable vouloir se donner encore une tauge de corrupteurs? Ce n’est pas intelligent.

Un procès n’est pas la tribune indiquée pour faire dans la vengeance. On s’y défend. Gbadamassi a certes commis le crime de la dénonciation en vendant leur plan, avec détails quand il a parlé de l’homme d’affaires qui avait pris sur lui de financer l’intégralité de la campagne de la candidate pour déboulonner Patrice Talon.

Aussi cruel que Gbadamassi aura été en dénonçant sa sœur Réckya Madougou au profit de son allié politique Patrice Talon, il ne mérite pas de subir la vengeance de sa sœur. Surtout pas quand cette posture risque même de perdre cette sœur déjà difficultés.

Sans oublier que cette ligne de défense avait déjà constitué la clé de voûte de Réckya Madougou aux enquêtes préliminaires. Mais trop farfelue pour être prise en compte d’où le refus de la Cour de satisfaire à la requête du conseil principal de la prévenue, de voir comparaître les députés Gbadamassi, Sado Nazaire, Sanni et consort.

À suivre.

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