Politique

Conférence de presse du Député Rachidi Gbadamassi : Gbadamassi révèle les dessous de la candidature de Madougou

Outré par les déclarations tendancieuses de la candidate Réckya Madougou dont le dossier a été rejeté dans les règles de l’art, dit-il, et celles de l’honorable Souwi au sujet du parrainage des candidats, le Buffle de Parakou, le professeur titulaire de politique appliquée et membre du Bloc républicain, l’honorable Rachidi Gbadamassi, a décidé de sortir de son silence pour couper court à l’intoxication proférée.

« J’aurais bien voulu, comme d’autres, en rire. Mais ayant été témoin de ses déclarations gravissimes et révolté par les propos de celle qui, par pure prétention et faisant montre d’un cynisme politique répugnant , veut apparaître comme un donneur de leçon , un modèle et un super patriote, j’ai décidé de sortir de mon silence . En effet, continuer de me taire alors que je sais combien elle s’est employée, avec d’autres à comploter contre notre pays, serait un péché, un crime.

Je n’aurais pas été loyal envers le Bénin et particulièrement envers mes électeurs qui me font confiance depuis bientôt 20 ans. En faisant cette sortie médiatique, moi je ne veux donner de leçon à personne, je ne veux pas jouer les héros non plus, mais j’obéis juste à ma conscience qui m’oblige à réagir. » A fait remarquer le député BR au début de la Conférence de presse avant d’enfoncer le clou à travers la révélation de tout ce qui se cache derrière la candidate du parti Les démocrates qui n’a été intégrée sur la liste électorale Lépi qu’en décembre après une requête auprès de la Cour constitutionnelle.

Les griefs de l’He Gbadamassi contre la candidature de Madougou sont nombreux parce que jugée très nuisible pour l’intérêt et la souveraineté du Bénin. « … madame Réckyatou MADOUGOU a quelques particularités qui constituent autant de handicaps pour elle et portent les germes de nuisances à sa candidature autant qu’à notre pays. Tout le monde sait en effet et elle ne s’en cache pas-elle-même, au contraire elle en fait un atout, qu’elle a des relations affectives et intimes avec des autorités politiques de très haut niveau du pays voisin.

Au-delà des relations intimes pour lesquelles on ne peut la juger car le cœur a ses raisons que la raison ignore, c’est qu’elle a eu un engagement politique visible. Nous avons ainsi tous vu par exemple comment, l’année derrière, lors de l’élection présidentielle dans un pays voisin, elle s’est affichée et a battu campagne pour un candidat, en l’occurrence le chef de l’Etat sortant, participant aux meetings et agitant des fanions aux couleurs du parti au pouvoir. Serait-il alors convenable, dans ces conditions et pertinent pour notre pays, qu’elle accède à la fonction présidentielle dont elle semble faire désormais le seul projet de sa vie, y compris au prix de manipulations abjectes et de violences ? »

L’option choisie par Gbadamassi

Au regard de ces constats, dit-il, « je me suis dit que s’il faut parrainer quelqu’un qui sera le pion d’une force politique étrangère, ce sera sans mon concours. Je ne peux me rendre complice d’une telle manœuvre contre mon pays car moi je n’ai pas d’autre nationalité. Et c’est là aussi que j’ai décidé de tout mettre en œuvre pour faire échec à cette initiative malsaine et nuisible aux intérêts du Bénin. Car, quelle que soit la masse d’argent posée sur la table, notre pays n’est pas à vendre. Ces pratiques sont révolues. C’est le professeur titulaire de politique appliquée qui vous parle. »

Les menaces pour le pays énumérées, il s’est par la suite employé à évoquer les différentes sollicitations dont il a été l’objet de la part de Madougou. En définitive, il tire ces conclusions : « sa candidature est frappée d’un opportunisme détestable, elle qui manifestement, n’a jamais été membre du parti les DEMOCRATES avant que l’envie de semer le trouble dans notre pays la saisisse. Le risque, ce sont plutôt les troubles qu’une telle candidature est de nature à provoquer en raison des accointances mafieuses qui se concentrent autour d’elle… ce n’est pas parce qu’on est disposé à accorder les parrainages qu’il faut nous amener un cheval de Troie.

Pour sa part, son collègue de l’UP, Mama Sanni, a évoqué la pression qui leur a été mise par le président Talon afin qu’il parraine les opposants dont Les Démocrates.

Au total, pour les deux, républicain Rachidi Gbadamassi et progressiste Mama Sanni, il y a trop de menaces sur la souveraineté béninoise pour que leurs partis puissent permettre de soutenir de Réckya Madougou.

AY

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