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Société

Cité au procès par Reckya Madougou : Nazaire Sado se défend

Cité au procès de Reckya Madougou à la criet, le député Nazaire Sado se défend et donne sa version des faits

Voici l’intégralité de ce qu’il a dit.

« … Nombreux êtes-vous à attendre ma réaction à propos de la citation de mon nom dans la sulfureuse affaire Madougou. Je sais que beaucoup ont compris, qu’au bord de la tombe, l’instinct de survie peut emmener quelqu’un à s’agripper à d’autres. Cependant je tiens à préciser à l’opinion publique, que j’ai rencontré une seule fois dame Reckya Madougou à Cotonou et non à Lomé. Et ce sur son invitation au début des tractations pour le Parrainage des élections présidentielles de 2021. Il est a noté que d’autres candidats m’ont aussi démarché en son temps dans le même cadre ».

« Mais ce qui est paradoxal et aberrant, c’est le lien entre le chef d’accusation de la dame Reckya Madougou (le financement de terrorisme), et la recherche du Parrainage qui était un casse-tête pour tous les aspirants du fauteuil présidentiel en son temps ».

Par ailleurs, je comprends que cette déclaration puisse nourrir les appétits voraces de mes détracteurs qui ne souhaitent qu’une seule chose, ma chute. Mais je puis vous rassurer que, toute chose concours au bien de ceux qui aiment Dieu. Je conclus en partageant avec vous un verset puissant de l’Éternel qui dit: « voici, j’ai créé l’ouvrier qui souffle le charbon au feu, et qui fabrique une arme par son travail, mais j’ai aussi créé le destructeur pour le briser ».

Je remercie les uns et les autres pour vos légitimes inquiétudes.

Rappelons que dans l’affaire Madougou, l’un des plus importants procès après celui de Aïvo, l’ancienne ministre de Boni Yayi a évoqué sa rencontre avec un certain nombre d’hommes politiques notamment Nazaire Sado, Rachid Gbadamassi et l’He Souwi. Malgré la pression des avocats de la défense pour obtenir la convocation de ces derniers, la cour n’a pas tenu compte de cette demande. Se basant sur les témoignages des co-accusés et sur les enquêtes, la cour a finalement condamné Reckya Madougou à 20 ans de réclusion criminelle et 50 millions d’amende.

Arrêtée depuis 9 mois, Reckya Madougou est incarcérée à la prison civile de Missérété. A en croire le porte-parole du gouvernement, elle pourrait bénéficier tout comme Joël Aïvo, de grâce présidentielle ou d’amnistie.

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