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Politique

Cherté de la vie due aux réalités internationales et législatives inclusives: LES DIEUX SERAIENT-ILS CONTRE TALON ?

Les Bokonon qui consultent quotidiennement le Fâ pour le président Talon, doivent maintenant demander sur quel « Dou » danser pour réussir ces législatives avec une victoire de la mouvance.

Car à l’évidence, les signaux sont vraiment au rouge sang pour le locataire de la Marina. Le gasoil qui n’est plus disponible sur le marché béninois est déjà deux fois plus cher à l’international, sa provenance, que chez nous au Bénin. Ce qui va s’en dire que d’ici à là, il faudra se préparer à sortir plus de 1500 francs CFA pour se procurer le litre de ce liquide dont dépend la conduite des grands travaux du PAG 2.

Les camions qui transportent les matériaux et les gros engins qui travaillent à l’exécution de ces grands chantiers, dépendent tous plus du gasoil que de l’essence super.

La question des hydrocarbures dépasse tous les pays de la sous-région. Au Nigéria à côté dont le sous-sol dégouline de pétrole, ils sont à des jours de queue dans les stations-services pour avoir du carburant. Plusieurs avions ont été cloués au sol au Sénégal faute du Jet A1.

Les problèmes sont même plus récurrents ailleurs qu’au Bénin où le président Talon habitué à aller seul à une élection, sera confronté à la rugosité d’une élection inclusive avec sa mouvance en proie à une opposition décidée à prendre sa revanche.

Et quand on sait que le gouvernement a déjà tout tenté, tout donné pour la possibilité pour un État de subventionner les hydrocarbures, on se demande s’il y a encore une possibilité de rêver d’une subvention ou de se laisser simplement à la fatalité pour soumettre les populations aux prix hors de portée de ces liquides et gaz?

L’un dans l’autre, c’est la mouvance présidentielle qui en payera le prix fort à ces élections prochaines. Et c’est à croire que la Russie en s’attaquant à l’Ukraine a juste voulu se venger du président béninois qui se vantait de son statut de compétiteur-né.

Ce qui se passe actuellement, dépasse largement les jeux de génie du jeune ministre des Finances, Romuald Wadagni. Cela relève des caprices des dieux. Et Talon devra entrer dans tous les couvents, tous les sanctuaires voire même se prosterner devant la dieue compatriote de Banamè afin de conjurer le mauvais sort. Sinon le label Talon risque de finir avant la fin du mandat du président Talon.

Et ce sera dommage pour le rêve de ‘’après nous ce sera encore nous’’. Comme quoi, la malédiction de la récupération du pouvoir d’État des mains des gouvernants par leurs adversaires, est toujours là et plane sur la tête bientôt chauve de Patrice Talon.

Aboubakar TAKOU

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