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Politique

Bombardé avec l’appui de son successeur Médiateur dans la crise en Guinée : YAYI EN PLEIN DANS LA RUPTURE


(Qui est fou ? Il vaut mieux jouir que souffrir)

L’ancien président Boni Yayi vient de gagner une de ses passions favorites : être utile quelque part avec les honneurs dus à son rang. Et il a gagné ce graal grâce à son frère ennemi Patrice Talon dont l’adhésion et l’implication ont rendu possible cette nomination.

On est tenté de dire que ce job des nobles a pu bien faire partie des sujets au menu de la dernière rencontre entre les deux nouveaux amis. La libération des prisonniers injustement gardés depuis que le principal mis en cause, le colonel Pascal Tawès s’est révélé fréquentable, n’a été que la grosse dribble pour camoufler le vrai deal entre Talon et son prédécesseur.

Ce qui corrobore la thèse selon laquelle, le tapis rouge a été dressé à Yayi pour le contenter et obtenir son silence voire sa bénédiction pour mettre en coupe réglée certains irréductibles qui sont aujourd’hui là où la Rupture veut bien les voir.

Pour preuve, l’opposition ira aura aux élections législatives sans la drogue pouvant susciter l’engouement des populations à voter contre les hommes du président Talon. Un Yayi démissionnaire de son poste de président d’honneur des Démocrates et aujourd’hui éloigné du Bénin pour raison de service, rend totalement fade le débat à ces législatives.

Et pendant que le domicile du camarade Sébastien Ajavon est vidé de ses joyaux dans une procédure judiciaire, Les Démocrates comme on devrait s’y attendre en pareilles circonstances où le vrai leader des Démocrates respire la Rupture, n’ont pipé mot. Le débat sur le retour au pays des Komi Koutché, Léhady Soglo et autres peut attendre d’abord. Yayi est au beurre dans les bonnes grâces de l’actuelle présidence. Quant au règlement politique de la situation de l’incarcération politique de Réckya Madougou, Joël Aïvo et les autres, la nouvelle idylle entre Talon et Yayi ne présage en rien de son aboutissement.

C’est vrai que ce sera difficile pour le président Talon de se succéder en 2026 par quelqu’un de son camp sans la bénédiction de Yayi. Et il l’a compris et s’est donné les moyens de le caser pour éviter d’avoir à affronter ses caprices. C’est Talon qui est fort.

Aboubakar TAKOU

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