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Société

Bénin : Etudes et emplois, la jeunesse béninoise entre rêve et réalité

Après les études si je ne trouve pas ce pourquoi j’ai étudié que vais-je faire? Ils sont nombreux à se poser cette question cruciale qui déterminera leur avenir dans le futur.

En effet, avec l’accroissement de la population et  la jeunesse de la plus part des pays africaines,  il se fait que les Universités africaines en particulier le Bénin, continue de proposer à cette forte population de jeunes, les anciennes formations tel que la sociologie, les lettres modernes, la géographie la linguistique l’histoire l’espagnole, l’anglais et bien d’autres, pendant que la formation dans ces domaines est dépassé et a atteint une vitesse de croisière dans les pays développés avec une multiplicité de nouvelles options qui s’adaptent au marché de l’emploi.

A l’université d’Abomey-Calavi comme celui de Parakou, ils sont des milliers à continuer à s’inscrire dans ces filières saturées sachant consciemment ou inconsciemment qu’à la fin des études, c’est le chômage et le sous-emploi qui leur ouvrira grandement les portes.

Mais au fond de cette jeunesse, tapis dans le tréfonds de leur cœur, sommeil l’essence de leur existence, ce pourquoi ils sont destinés, ce métier qu’il aime, qui les passionnent, cette flamme qui brule  et qui fera leur bonheur mais qu’on refuse d’alimenter et  qui constitue pour beaucoup le métier secondaire qu’on doit exercer si on ne trouvait pas ce pourquoi on a étudié.

 Cette situation de nombreux pays africain, est une grosse bombe à retardement elle a déjà explosé dans plusieurs pays du Maghreb, chez notre grand voisin de l’est et dans beaucoup d’autre pays en Afrique. Au Bénin avec l’arrivé du gouvernement du président Patrice Talon, il y a eu une prise de conscience avec la promotion des formations professionnelles pour désengorger un tant soit les universités. Mais la mayonnaise n’a pas encore vraiment pris. Le pouvoir publique se doit de faire davantage la promotion des métiers professionnels afin de réduire la pression sur l’enseignement général qui est aujourd’hui dépassé, avec l’avènement de l’internet qui rend disponible ces connaissances pour qui veut savoir.

Arnaud KOUMONDJI

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