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Société

Attribution forcée d’un enfant à un homme qui réclame justice : C’EST PLUTÔT ABEL HONVO LA VICTIME

(Les autorités qui ont organisé le kidnapping de Honvo, doivent être interpellées)

Se basant sur un document qui avait tout du résultat d’un test d’Adn, la presse avait pris fait et cause pour celle qui se présentait comme victime. Mais une recherche plus poussée dans le dossier a révélé que le sieur Abel Honvo précédemment présenté comme le bourreau, est plutôt la victime d’une machination dans laquelle plusieurs autorités sont impliquées.

En effet, c’est un matin que sans sommation, dans le vil dessein de briser son foyer, un huissier de justice est allé délaisser un acte de convocation à son domicile. Et comme pour atteindre l’objectif, c’est entre les mains de madame Honvo que l’exploit a atterri.

Heureusement pour l’opérateur économique, son épouse ne lui connaissant ce trait, a pris son mal en patience pour suivre le dossier avec lui.

Arrivé à la convocation en bon citoyen, c’est manu militari qu’il a été conduit à l’Isba pour être prélevé de force devant un huissier de justice.

Normal donc qu’il ne reconnaisse pas les résultats de ce harcèlement barbare. Puisque contrairement à la procédure en la matière, c’est une feuille volante qu’on lui a exhibée des semaines après pour lui dire qu’il serait le père d’un enfant de 16 ans dont il n’avait jamais été informé de la grossesse, ni de l’accouchement.

Or pour un test d’Adn, la procédure est simple et connue de tout le monde. Une requête est déposée au tribunal expliquant clairement la demande du requérant et c’est à une audience où les deux parties en conflit sont présentes, que le juge ordonne ou non le test d’Adn. Et c’est bien après cela que les intéressés sont convoqués à aller se faire prélever conformément à l’ordonnance du juge.

Mais pour le cas objet de notre enquête, rien de cela n’a été observé. Ce qui a aujourd’hui l’air d’une gestapo, la police républicaine s’est simplement servie de ses muscles en bronze pour séquestrer puis imposer à un citoyen un prélèvement dans un contexte de non droit et d’absence totale de transparence.

Car dans les dispositions d’une procédure classique de test d’Adn, les résultats sont transmis au juge bien scellés dans plusieurs enveloppes l’une dans l’autre et ce n’est qu’à l’audience de délibération que devant toutes les parties, le juge procède à l’ouverture de la première jusqu’à la dernière enveloppe qui contient le résultat. C’est alors qu’il lit le résultat et donne copie à chaque partie.

Or dans le cas du séquestré Septime Honvo, c’est une feuille volante qu’on lui a envoyée comme résultat dans un brigandage qui révèle bien les intentions de ses conspirateurs. Mais toute cette partie n’est que la partie visible de l’iceberg du traquenard dans lequel une dame a voulu lui prendre 57 millions de francs CFA.

Alors qu’elle soutenait que c’est le sieur Honvo lui-même qui avait procédé à la déclaration de l’enfant, une fois devant le juge, elle s’est ravisée pour reconnaître que c’est elle-même qui s’est dépêchée pour donner sans le consentement du sieur Honvo, son nom au petit à sa naissance. Une infraction en fausse écriture que la victime a vite fait de saisir pour intenter une action contre son accusatrice dans le projet de lui soutirer 57 millions au titre de ce que l’enfant aurait mangé pendant 16 ans comme s’il était nourri aux prytanées, caviar arrosé de champagne.

Visiblement la dame qui a atterri dans la vie conjugale du sieur Honvo n’était pas dans une dynamique de trouver un géniteur à son enfant. Tout porte à croire que voulant lancer un commerce, elle avait besoin d’une soixantaine de millions et Septime Honvo paraît être le pigeon bien indiqué pour satisfaire son envie de devenir riche.

Quid maintenant de la justice pour situer les responsabilités sur les circonstances de ce qui a l’air d’un kidnapping du sieur Honvo ? Car dans un état de droit, on ne saute pas sur un citoyen qu’on force à prélever le sang comme à la guerre, pour venir lui sortir en pleine rue une feuille qu’il serait le père d’un enfant.

Affaire à suivre !

Aboubakar TAKOU

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