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Société

Arrestation des ‘’prostitués’’ par le préfet :Que reproche vraiment Oroula à ses sœurs et mères ?

Depuis un bon moment, je fouille les différents textes de lois pour donner raison à mon préfet mais je ne trouve vraiment rien de concret qui donne le droit à Alain Orounla de s’adonner à cette chasse aux travailleuses de sexe puisque c’est comme cela moi, je veux les appeler et non pas par ce terme péjoratif de ‘’prostituées’’ que nous sommes d’ailleurs tous. Qu’on soit dans le domaine du sexe, du savoir, du travail et tout autre, l’être humain se prostitue pour gagner sa vie. Mais revenons à nos moutons.

Franchement y a-t-il une loi au Bénin qui punit ce que le préfet appelle la prostitution ? Si oui qu’on le brandisse pour finalement le laisser faire son travail d’épuration de la ville, comme il l’entend, étant donné que nous sommes régis par des lois. S’il n’y a aucune loi qui interdise la pratique, qu’on foute la paix aux dames et autres qui ne font que chercher leur pitance dans une rupture aussi chaude que la braise.

Dans tous les cas, pour ce que j’en sais : « Ce que le législateur béninois prévoit, c’est l’atteinte aux mœurs. Cependant, il faut relativiser pour dire que la prostitution, lorsqu’elle est commise par une personne majeure, c’est à dire, qui a 18 ans, elle n’est pas en infraction mais lorsqu’on met à contribution des personnes qui sont en dessous de l’âge légal de la majorité, c’est un délit. » Cette portion de mon texte n’est pas de moi mais du juriste Bob Yaovi Liassidji, enseignant à l’Université de Parakou qui s’est confié à nos confères de la Nouvelle Tribune.

Alors, je veux comprendre : est-ce pour l’atteinte aux mœurs ou encore pour le proxénétisme qui eux sont punis par la loi ou juste pour ce qu’il appelle prostitution, que le préfet arrête nos sœurs et nos mères qui en bavent déjà ? Je pose la question parce qu’il faut comprendre pour vraiment savoir ce que le Préfet Orounla leur reproche. Si je cite toujours l’enseignant Bob Yaovi Liassidji, tant que le fait n’est pas prévu et puni par la loi, « Aucune autorité, fut-elle un préfet de département, ne peut procéder à l’interpellation ou à l’arrestation aux fins de présenter au procureur de la République des personnes qui s’y adonnent ». Alors, sur quel texte de loi mon préfet se base-t-il pour rend la vie difficile à ces sœurs et mères qui n’ont pas eu la chance de puiser dans ‘’la marmite de Koka Mbala’’.

Arnaud KOUMONDJI

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