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Politique

Agitation d’un troisième mandat pour Talon : ILS ONT FUMÉ QUOI CES LAUDATEURS VICIEUX ?

(L’heure n’est pas encore à ces appels à la discorde sociale)

C’est évident qu’il sera difficile pour nos petites nations africaines d’accéder au développement réel dans ce contexte d’élections pour élections pour des alternances parfois farfelues.

La longévité d’un système, d’un président pourrait dans une certaine mesure cacher la vraie clé du développement de nos pays du sud du Sahara. Mais pour cela, il faudra que l’homme providentiel soit réellement un homme d’État. Un visionnaire qui aime aussi bien son pays que le peuple qui y vit.

Même si tous les éléments exhaustifs ne sont vérifiés pour dire du président Talon qu’il est plutôt qu’un simple développeur qu’un homme d’État, le visage de la tension sociale sous sa gouvernance, ne milite pas pour lui qu’il figure dans cette liste d’élus d’homme d’État dont la longévité au pouvoir profiterait au pays et au peuple.

Des faits sont là têtus et ternissent la possibilité pour certains de nous parler en l’étape actuelle des choses, d’une prolongation du séjour à la Marina, de l’actuel président.

Ça fait fade, nauséabond, pervers et vicieux de venir lancer un quelconque appel au troisième mandat du président Talon quand des filles et fils de ce pays, pas des moindres croupissent en prison à la suite de procès qui laissent à désirer.

Des cas alarmants de nos compatriotes contraints à l’exil simplement parce qu’ils n’avaient pas voulu avaler la chose comme l’ont voulu les nouveaux maîtres de cité depuis 2016.

Ce n’est pas dans ces conditions qu’un citoyen normal vient envisager l’éventualité d’un troisième mandat pour un président. Le préalable aurait été d’avoir le courage de demander à la Rupture de donner un signal fort d’une volonté de corriger certaines injustices en libérant sans autres formes de ruses, les détenus et condamnés politiques.

Et c’est ce n’est qu’après ça, ce préalable qu’on pourra au vu de certains résultats économiques, avouons-le évidents, voir s’il ne faut pas faire le choix d’une démocratie pour une démocratie qui n’apporte aucunement rien au développement, ou d’une Démocratie orientée au service du pays.

Mais là, les signaux ne militent pas pour ce débat pour le moment. Réckya Madougou, Joël Aïvo, Komi Koutché, Léhady Soglo, Sébastien Ajavon, Laurent Metognon, Saliou Youssao de Parakou et les autres, sont autant Béninois, fils du pays comme le président Talon.

Ils ont chacun une famille, une lignée pour ne pas dire qu’en dehors de la peur du système, aucun Béninois n’est pour le sort qui leur est fait. Et il n’y a personne pour accepter de dire haut au président Talon, ce qui se dit tout bas par un peuple qui l’admire pour son style tout autant qu’il le déteste pour sa froideur à faire souffrir les autres qui ne partagent pas sa vision et qui osent le lui faire savoir.

Voilà le vrai problème qui rend nauséabonde voire dangereuse l’idée d’un troisième mandat pour Talon.

Aboubakar TAKOU

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