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Politique Société Takou

Absorption de l’hôpital des Armées par le Cnhu ou fusion des deux entités : QUI A INSPIRÉ TALON À CETTE FAUTE?

Si la fusion de la police et la gendarmerie en police républicaine a été une erreur, celle des deux mondes de la médecine, les militaires de l’hôpital des Armées et les civils du corps médical du Cnhu est une faute. Une erreur monumentale.

Et pour cause: les médecins militaires sont une élite des élites qui du fait de leur formation pointue ajoutée à la discipline militaire, leur crédo, font de leurs prestations en médecine surtout en chirurgie les meilleures au monde. Aussi est-il plus aisé et plus conseillé que les militaires gravement blessés au cours des conflits puissent bénéficier de cette expertise exceptionnelle de leurs collègues médecins dans un hôpital de référence sous le vocable d’hôpital militaire ou d’instruction des Armées.

Au Bénin où la crainte n’est pas aux conflits armés, ce sont les terroristes dénommés djihadistes qui constituent la crainte et qui blessent mortellement nos militaires.

Le secret militaire étant un dispositif très stratégique, le moral et le bien-être de la troupe et son évolution vers la victoire sur tous les fronts, ce n’est pas normal que des militaires blessés se retrouvent avec des civils et se fassent soigner par des civils. Ce n’est pas bien. Les militaires blessés ou malades ont besoin d’évoluer et de se faire soigner dans une totale discrétion que seul un cadre purement militaire peut leur offrir. Cette affaire de fusion est une très mauvaise inspiration.

Aussi, il sera très difficile d’imposer un respect de la hiérarchie entre civils et militaires. Qui va prendre les commandes pour que ça marche entre les universitaires féodaux du Cnhu et les médecins militaires qui n’ont d’hiérarchie que leurs supérieurs en grade?

Ceci sans oublier que malgré la discipline qui les caractérise, les militaires ont toujours du mal dans un corps de métier à recevoir des ordres des civils. Et ce ne sera pas du tout gagné que ce soit les grands professeurs, les dieux du Cnhu qui en recevront des médecins militaires.

Bref, la mayonnaise a tout pour ne pas prendre et les Béninois n’auront que leurs yeux pour pleurer des déconvenues fâcheuses de ce mariage incestueux entre médecins civils et militaires. On n’a pas encore fini de colmater les brèches issues de cette fabrication grotesque de la fusion entre policiers et gendarmes et c’est maintenant ce qui va emporter la sécurité sanitaire qu’on se prépare à mettre en place.

Quand une décision n’est pas bonne, les bons rois n’éprouvent aucune gêne à la rapporter.

Espérons que ce vilain cocktail ne puisse pas prendre corps dans les jours à venir.

Aboubakar TAKOU

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